Lancement de bwin.fr !

bwin souhaite vous informer que bwin.com ne sera plus disponible pour nos utilisateurs résidant en France. Cette mesure est nécessaire suite à la nouvelle régulation du marché du jeu en ligne.

L’avenir s’appelle bwin.fr
A partir du 09/06/2010, bwin offrira un site français sur mesure, bwin.fr, où les clients pourront vivre la passion des paris sportifs et du poker. Pour l’instant, en raison de la législation française, les clients français ne pourront jouer au poker que pour de l’argent virtuel.

Les prochaines étapes

Arrêter la promotion de bwin.com sur vos sites français.
En raison de la nouvelle législation française, vous devez vous inscrire en tant qu’affilié sur bwin.fr et accepter le contrat de partenariat pour ce nouveau label.
Commencer la promotion de bwin.fr sur vos sites ciblés sur une clientèle française.
Continuer la promotion de bwin.com sur vos sites non-français.
En cas de questions, n’hésitez pas à contacter votre Manager de compte.
Nous allons vous contacter très prochaine avec plus d’informations sur le label français.

Les Bookmakers de la Coupe du Monde 2010

L’Assemblée Nationale a voté l’ouverture à la concurrence des paris sportifs et hippiques et des jeux de poker en ligne. Et le moins que l’on puisse dire c’est que La Coupe du monde de football en Afrique du Sud, qui démarrera dans deux mois, a donné un coup d’accélérateur à la libéralisation des jeux en ligne qui devrait être effective en juin dans l’hexagone.

Lu sur kelbet

Les Bookmakers de la Coupe du Monde 2010
De la même manière, si aucun site de pari en ligne autre que le PMU ou la Française des Jeux n’est encore officiellement autorisé, les bookmakers souhaitant obtenir une licence d’ici la Coupe du Monde sont sur les starting blocks. Certains sites, licenciés comme Betclic pour l’instant dans d’autres pays d’Europe (souvent des paradis fiscaux comme Malte), ont déjà prévu un nombre impressionnant de cotes et de paris afin de multiplier les chances de gains. Il sera ainsi possible de parier sur l’issue d’un match bien sûr, mais aussi sur le score à la mi-temps, le handicap, les buteurs ou encore les cartons jaunes. Les bonus et autres promotions qui font la réputation de certains sites sont également de sortie, à l’image de TitanBet et de son Code Bonus Million Mania TitanBet, offrant 100 millions de dollars à qui pronostiquera correctement les 64 rencontres de la Coupe du Monde. La « fièvre des paris » a donc déjà commencé.

Les licences françaises ne sont toujours pas attribuées, mais nous pouvons dégager une certaine tendance quant aux futurs probables bookmakers autorisés lors de la Coupe du Monde. Ainsi, les trois géants européens des paris sportifs sur Internet que sont Bwin, BetClic, et Unibet, déjà présents « illégalement » en France, devraient sans aucun doute être présents légalement lors de la Coupe du monde, de même que les acteurs historiques du jeu en France, le PMU et la Française des Jeux . Nouveaux venus, les opérateurs « en dur » comme Partouche, Barrière (qui collabore avec la FDJ justement), ou le groupe Tranchant, vont également lancer leurs activités sur le net, si ce n’est pas déjà fait. Ces entreprises ne devraient a priori avoir aucun mal à obtenir le précieux sésame, tandis que des nouveaux entrants comme Sajoo, Betplus ou TitanBet devront jouer des coudes pour se faire une place au sein de la cinquantaine de sites licenciés. Seul bémol, pour obtenir leur licence, ces sites encore à ce jour dits « illégaux » vont devoir fermer les comptes de leurs clients français actuels. Les joueurs vont donc devoir s’inscrire ou se réinscrire sur les versions autorisées.

Les Bonus Coupe du Monde 2010

Les bonus et promotions spéciales vont se multiplier sur les sites de paris sportifs d’ici à la coupe du monde, et ce serait dommage de ne pas en profiter, car ce sont souvent de bonnes occasions pour se lancer. Outre le Bonus spécial offert par TitanBet, la plupart des bookmakers offrent par exemple, des bonus d’inscription. Ainsi, Bwin (Bonus Bwin), Betfair (Bonus Betfair), Unibet (Code Promotionnel Unibet), Betclic (Code Bonus Betclic), Partybets, Parionweb, Sportingbet, Betsson, William Hill, ou encore Bet770 offrent tous ce types de bonus, avec un fonctionnement plus ou moins variable que nous vous avons détaillé dans un article spécialement dédié aux bonus des sites de paris sportifs.

Les Offres de la FDJ et du PMU

La loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, amène la Française des Jeux (FDJ) et le PMU, à s’organiser pour ne pas se faire devancer par les spécialistes étrangers. La Française des Jeux a été la première à réagir en faisant l’acquisition de LVS, un spécialiste des plates-formes de prise de paris qui l’avait déjà aidé fin 2009 à mettre en place ses nouvelles offres de paris sur son site Internet ParionsWeb. En outre, l’entreprise a annoncé une série d’accords qui viennent compléter l’alliance exclusive nouée pour trois ans avec TF1. La FDJ devient par ce biais partenaire exclusif d’Orange pour les paris sportifs intégrés dans les portails Internet et mobile de l’opérateur téléphonique. Si la réglementation le permet, les paris seront aussi accessibles depuis les chaînes de télévision d’Orange, comme Orange Sport.

L’objectif de la FDJ est d’être leader du marché des paris sportifs en ligne en France. La société espère une part de marché de 25% en 2012 et être rentable à cette même période. Déjà en 2010, son chiffre d’affaires dans ce domaine devrait doubler par rapport à 2009 pour atteindre 100 millions d’euros.

De son côté, le PMU, plus connu pour l’organisation de paris hippiques, a signé un accord de partenariat avec le numéro un irlandais des paris sportifs en ligne, Paddy Power, pour une durée de cinq ans. Cet accord étant exclusif, Paddy Power ne s’installera pas sur le marché français et aura une partie de la marge générée par le PMU. Ce dernier vise entre 20 et 25% du marché des paris sportif.

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Les licences devraient être attribuées aux différents opérateurs avant la Coupe du monde de Football le 11 juin prochain

La loi « relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne » a été promulguée jeudi au Journal officiel (JO). Le dernier verrou qui aurait pu gêner l’application de la loi, le contrôle de Constitutionnalité, a sauté mercredi. Le nouveau dispositif devrait permettre l’ouverture effective du marché français des jeux en ligne juste à temps pour la Coupe du monde de football, qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet. Jusqu’à présent, seuls la Française des Jeux (FDJ) et le PMU étaient autorisés à proposer aux joueurs des paris sportifs ou hippiques en ligne. A présent, de nombreux acteurs seront candidats à une ou plusieurs licences, qui devraient donc être accordées avant le début du mondial de football.
Il fallait faire vite

La Commission européenne pressait depuis plusieurs années la France pour qu’elle ouvre son marché des paris en ligne. Mais la libéralisation du marché avant la Coupe du monde, événement où des millions de paris seront pris à travers le monde n’allait pas de soi, faute de temps et vu le planning serré dont disposait la majorité. Le gouvernement a souhaité accélérer la manoeuvre en envoyant des décrets d’application à Bruxelles dès le mois de mars, avant même le vote final de la loi au Parlement français. Et pour aller encore plus vite, la majorité a fait en sorte de faire taire les voix discordantes dans la majorité et de voter le texte sans amendements. L’enjeu : Un marché évalué à deux à trois milliards d’euros par an, dont un bon tiers pour le poker.
Un marché gigantesque
En moyenne les Français parient 60 millions d’euros par jour. Une somme répartie entre les caisses du PMU, de la FDJ et des casinos. L’équivalent d’un airbus A320… Le marché du jeu en France brasse une quantité d’argent, en hausse constante depuis le début de la crise. La manne publicitaire mise en oeuvre avec la nouvelle loi devrait également être élevée. Le montant de 600 à 750 millions d’euros d’investissements publicitaires a été annoncé par Jean-Emmanuel Casalta, directeur général du cabinet NPA Conseil. Un montant que les opérateurs n’hésiteront pas à mettre sur la table pour attirer les joueurs sur leurs sites. La concurrence entre les opérateurs s’annonce déjà féroce.
Comment ça va se passer
La loi met sur pied une autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), dont le président est Jean-François Vilotte. Il sera accompagné d’un collège de sept membre, dont l’ancien ministre des sports Guy Drut. Cette autorité sera chargée d’attribuer des licences de cinq ans aux différents opérateurs. Ces opérateurs, qui sont actuellement une trentaine, viendront de milieux différents tels que les groupes de casinos français (Barrière, Partouche, Tranchant, Joa), les opérateurs internationaux de jeux et de paris en ligne (Bwin, BetClic, Unibet…) ou encore les acteurs historiques, PMU et FDJ. Les opérateurs s’engagent à coopérer avec les autorités françaises dans l’interdictions aux mineurs et dans des actions sociales telles que la réaffectation d’une partie des sommes dans la lutte contre les addictions.
Ceux qui y gagnent
De nombreux nouveaux opérateurs aiguisent leurs couteaux. Alain Weill (Next Radio), Xavier Niel (fondateur de Free) ou encore Martin Bouygues: ils sont nombreux à vouloir leur part du gâteau comme le montre notre diaporama. Chacun tente de son côté de nouer des alliances pour se renforcer dans la future bataille de la concurrence. Les candidats étrangers à la licence, Bewin, Betclic et Unibet se sont par exemple rassemblés au sein d’une association pour peser davantage devant la commission d’attribution des licences. Aucun ne veut passer à côté de ce marché juteux, comme en témoigne notre enquête sur les candidats à la licence. Quant aux opérateurs « historiques », ils ne comptent pas se laisser marcher sur les pieds. La Française des jeux et le PMU ont déjà conclu de nombreux accords avec des opérateurs privés pour se renforcer. La FDJ a déjà affirmé ses ambitions. Elle souhaite devenir « l’acteur français de référence pour le poker » en ligne. Le deuxième groupe de loterie au monde, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2009, a récemment signé un partenariat exclusif avec Orange sur trois ans. Le PMU ambitionne quant à lui d’être le premier ou le deuxième sur le marché des jeux en ligne dès la première année de libéralisation.
Ceux qui y perdent
Les propriétaires des sites de poker en ligne et leurs joueurs vont devoir payer plus. Environ 500.000 personnes jouent de l’argent au poker sur Internet chaque mois sur des sites illégaux. Un marché de 300 millions d’euros par an qui va êter plus fortement taxé lorsqu’il passera sous la loi française. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40% » explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, qui postule pour obtenir l’agrément. Sans parler de l’obligation de clôture et de réouverture de comptes, nécéssaire pour repartir sur une concurrence loyale avec les autres opérateurs, qui risque de provoquer la désaffection d’une partie du public. L’Etat quant à lui verra certes les rentrées fiscales augmenter, mais il pourrait être victime d’un effet pervers dû aux conditions mêmes dans lesquelles va se faire la légalisation des sites de jeux en ligne. Selon une étude réalisée par Francis Merlin, délégué général du Salon des jeux en ligne qui se tiendra à Monaco du 11 au 13 octobre, 2.700 sites illégaux de jeux en ligne pourraient fonctionner en France après l’ouverture en juin du marché à la concurrence. En cause : les contraintes fiscales et réglementaires, jugées trop lourdes, ainsi que l’interdiction de certains jeux. L’étude estime à 450 millions d’euros le montant de la perte de chiffre d’affaires du marché français liée aux sites illégaux en 2011, et à 34 millions d’euros la perte des recettes fiscales. Enfin les joueurs feront probablement partie des perdants de cette nouvelle loi. Car le taux de redistribution des gains (85%) sera moins élevé qu’actuellement (92%). Ils gagneront donc moins d’argent. Et les phénomènes d’addiction que peut soulever la hausse des offres de jeux sur la toile ne seront pas évités.

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Le projet de loi des jeux en ligne rend heureux les casinos

Le projet de loi est voté depuis à peine une semaine qu’il fait déjà des heureux, et non des moindre, les casinos. Ceux-là même, qui accusaient les jeux en ligne d’être la cause de leur chiffre d’affaires en baisse, reprennent du poil de la bête. Pourquoi un tel revirement ? Explications.

Les casinos retrouvent le sourire
Depuis l’apparition des jeux en ligne, les casinos « en dur », en opposition à ceux qui se jouent sur internet, ont vu leur chiffre d’affaires chuter considérablement. La diversification de l’offre est évidemment à l’origine de cette baisse d’activité, mais pas seulement car, dans le même temps, le gouvernement augmentait les restrictions pour les clients. Interdiction de fumer et contrôles d’identité obligatoires ont fini de faire fuir les joueurs, pour le plus grand bonheur des opérateurs de jeux en ligne. Et pour couronner le tout, la crise étant passée par là, les seuls joueurs restant dans les casinos ne jouaient plus avec la même ferveur et réduisaient le montant de leurs mises. Le Produit brut de Jeux (PBJ) des 197 casinos français avait ainsi reculé de 9% durant l’année 2008-2009, mettant fin à une longue série d’années glorieuses. Mais cette période néfaste semble révolue. La nouvelle loi sur la libéralisation des jeux en ligne prévoit, en effet, qu’une partie des taxes payée par les opérateurs pourrait leur être bénéfique et indirectement leur parvenir. En attendant, les différents opérateurs doivent faire la queue devant l’ARJEL, afin de recevoir la précieuse licence de jeux, autant dire que dans le milieu la jubilation se fait sentir.

Des bénéfices pour les villes de casinos
La nouvelle loi prévoit que les taxes imposées aux opérateurs de jeux en ligne doivent servir à renflouer les caisses de l’Etat et donc, indirectement, les caisses des communes. En effet, l’Etat a prévu de reverser une partie de l’argent prélevé, aux villes accueillant des hippodromes et/ou possédant des casinos. Selon l’amendement Fasquelle, pas moins de 15 % du prélèvement sur le poker en ligne devrait revenir aux villes de casinos, de la même manière que 15% du PBJ des casinos en dur leur revenait déjà. En France, le chiffre d’affaires des jeux en ligne avoisinera, selon certaines estimations, les 800 millions d’euros cette année, de quoi renflouer les caisses de l’Etat et mettre du baume au cœur des villes de casinos et de courses hippiques. Des villes qui investiront ainsi davantage dans le tourisme et donc dans les casinos eux-mêmes, véritables locomotives touristique. Ainsi, chacune mettra les moyens nécessaires en communication et en promotion pour remplir à nouveau son ou ses casinos. Selon Daniel Fasquelle, à l’origine de la mesure, « Les villes qui ont un casino sont les locomotives de l’économie touristique nationale. […] L’office de tourisme mais aussi l’ensemble des équipements sportifs et culturels de la ville vivent de ce budget ». Sans oublier qu’un casino représente à lui seul des centaines d’emplois.

Cependant la concurrence pour les casinos reste rude, notamment à l’étranger. La prochaine étape est maintenant Bruxelles, afin de sensibiliser tous les pays de l’Union Européenne à cette problématique, tout en tenant compte bien sûr des spécificités régionales et de la concurrence des pays voisins. Un challenge difficile à relever.

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canal + se lance dans le poker et les paris en ligne

Les jeux en ligne font décidemment saliver les chaînes privées… Après TF1 et M6, le Groupe Canal+ et Ladbrokes plc annoncent la création d’une joint-venture dans le but de lancer un service de paris sportifs et de jeux en ligne sur le marché français.

La société née de cette joint-venture (JV) proposera aux joueurs français une gamme complète d’offres de jeux et de paris couvrant notamment le sport et le poker. La JV fera une demande d’autorisation d’opérer sur le marché français dans le cadre de la nouvelle loi sur l’ouverture et à la régulation des jeux en ligne.

Le lancement du nouveau service est actuellement prévu courant 2010, mais reste soumis aux contraintes réglementaires.

La société sera co-détenue à 50/50 par le Groupe Canal+ et Ladbrokes qui apportera son expérience dans les jeux et paris et les services associés ainsi que son savoir-faire technique. De son côté, le Groupe Canal+ apportera ses contenus, sa marque et des clients potentiels ainsi que sa connaissance du marché français.

Bertrand Meheut, président du Groupe Canal+, a déclaré : « Ladbrokes est un des leaders mondiaux dans les paris sportifs avec un savoir-faire unanimement reconnu dans son secteur. Nous nous réjouissons de pouvoir créer une activité leader de jeux et de paris sportifs en France en association avec Ladbrokes. »

John O’Reilly, Directeur Exécutif des Jeux et Paris à distance de Ladbrokes, a déclaré : «Canal+ est une marque de référence dans le sport en France. Nous pensons qu’avec le temps et le développement du marché nous pourrons développer une activité forte en France. »

Retour sur un vote houleux sur les paris en ligne

Video reportage sur le sarkozysme et les paris sportifs bientôt autorisés

Jeux en ligne: le projet de loi adopté

Le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent et de hasard sur Internet, objet d’échanges particulièrement acerbes entre la majorité et la gauche depuis le 30 mars, a été adopté définitivement aujourd’hui par les députés à l’occasion d’un vote solennel.



Ce texte, très attendu des opérateurs en ligne, remet en cause le monopole traditionnel de la Française des jeux, du PMU et des casinos en légalisant le poker, les paris sportifs et les paris hippiques sur Internet. Il a été adopté par 299 voix pour et 223 contre. Voté en première lecture par l’Assemblée le 13 octobre, il avait été adopté par le Sénat le 24 février. La majorité ayant repoussé les quelque 200 amendements de la gauche sans en déposer aucun, le texte a été voté dans les mêmes termes qu’au Sénat et ne retournera donc pas au Palais du Luxembourg.

Soucieux de voir le dispositif mis en place avant la Coupe du monde de football, qui débute le 11 juin, le gouvernement avait décidé d’avancer au pas de charge sur ce projet de loi. L’examen du texte s’est étalé sur sept séances, entraînant au passage l’interruption sine die des débats sur la réforme du crédit à la consommation, qui avaient eux débuté le 24 mars.

Obtenir l’accord de Bruxelles

Cependant, après ce vote, le gouvernement doit encore obtenir le feu vert de l’Union européenne, puis l’accord du Conseil d’Etat sur les décrets d’application, voire celui du Conseil constitutionnel s’il était saisi par l’opposition.

Face à une majorité désireuse de proposer aussi vite que possible une offre légale et réglementée, l’opposition a dénoncé avec force au cours du débat un « cadeau » fait à une poignée d’opérateurs, présents pour la plupart lors de la « nuit du Fouquet’s », qui avait suivi l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.

Avec cette loi, le gouvernement ambitionne d’encadrer les jeux en ligne, actuellement illégaux. Le texte crée pour cela une Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), chargée d’attribuer des licences aux opérateurs de jeux sur Internet. En contrepartie de cette licence de cinq ans renouvelables, les sites devront respecter un cahier des charges précis. En outre, les sanctions contre les sites illégaux sont durcies: l’organisation illégale de jeux sur Internet est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Barrière ambitionne de figurer dans le « trio de tête » des opérateurs de poker en ligne

Le groupe hôtelier et casinotier Barrière ambitionne de figurer dans le « trio de tête » des opérateurs de poker en ligne à l’ouverture du marché prévue en juin, a déclaré vendredi à Paris Christian Meunier, co-président du directoire du groupe privé.

Lors d’une conférence de presse consacré au Barrière Poker Tour (BPT) 2010, M. Meunier a annoncé que le groupe Barrière avait signé le 18 janvier un protocole d’accord visant à la création d’une « société commune » avec la Française des Jeux (FDJ, appartenant à 72 % à l’Etat) pour exploiter un site de poker en ligne.

Cet accord, qui devra être soumis à l’approbation de la Commission européenne, selon le groupe Barrière, devrait permettre aux deux opérateurs français de solliciter l’obtention d’un « agrément » (licence) pour le poker en ligne.

Le groupe Barrière et la FDJ se sont associés avec Online Gaming 3D, une entreprise qui fabrique des logiciels en 3D, a précisé ce responsable. Le nom de marque de la société n’a pas été révélé par M. Meunier qui a ajouté que le groupe Barrière entend « être dans le trio de tête » des opérateurs de poker en ligne.

« Cette offre de poker en ligne, a-t-il assuré, sera très innovante » et, en matière de protection des joueurs contre l’addiction « mieux disante que ce que pourra demander » la future Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) qui délivrera les trois types de licences (paris sportifs, paris hippiques, poker).

Enfin M. Meunier vise « à une synergie totale » pour l’offre de poker entre les casinos « en dur » du groupe et celle du jeu en ligne.

Le groupe Barrière va d’ailleurs développer son offre de tournois dans ses casinos avec l’édition 2010 du Barrière Poker Tour, dont le coup d’envoi sera donné le 22 mai à Trouville (Calvados) avec six autres étapes (Toulouse, Nice, Deauville, Dinard, Bordeaux et Lille), dotées chacune d’un montant de prix garanti de 100.000 euros. La finale, du 11 au 14 novembre à Enghien-les-Bains (Val d’Oise), opposera 210 joueurs pour 400.000 euros de prix.

Parmi les 210 joueurs, 160 se qualifieront lors des sept étapes et, « si la loi le permet » à partir de juin, via le site en ligne Barrière/FDJ, a précisé Eric Cavillon, directeur du poker des casinos Barrière.

Le projet de loi sur l’ouverture des jeux en ligne, adopté en première lecture par l’Assemblée le 13 octobre 2009 et par le Sénat le 24 février, doit être examiné lors d’une seconde lecture de l’Assemblée à partir de mercredi.

Après le vote définitif du Parlement, la publication des décrets d’application et la délivrance des licences aux opérateurs, le dispositif, selon le souhait du gouvernement, devrait être opérationnel pour le début de la Coupe du monde de football le 11 juin.

Jeux d’argent en ligne : les exigences de l’ARJEL avant blocage

L’Arjel, autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent en ligne, vient de publier la première ébauche des exigences techniques que devront respecter les opérateurs. En plus de payer un droit d’accès et d’exploitation pour entreprendre en France, ces acteurs en ligne devront suivre à la lettre ces données.

A défaut ? L’ARJEL aura la possibilité de réclamer auprès d’un juge, le blocage du site et son déréférencement (25 000 sites menacés). De fait, plus les exigences de l’ARJEL seront nombreuses dans le contrôle des activités des opérateurs, plus importants seront les risques de blocage… et donc de surblocage.

« C’est véritablement incroyable, ils demandent aux casinos les codes sources et un accès à distance aux bases clients et l’envoi des informations sur les joueurs, leurs paris, etc. en FTPS sur leurs serveurs » nous signale un informaticien, impliqué dans cet univers là.

Vu les multiples couches d’exigences posées par ces documents préparatoires, se confirme bien que le blocage va devenir la norme en cette matière.

Quelques exemples : l’ARJEL devra avoir la possibilité de demander le « détail sur l’identité d’un joueur », ses coordonnées bancaires, « le détail d’une partie de poker, incluant une visibilité complète sur tous les joueurs ayant participé (toutes cartes, quelque soit l’opérateur de rattachement des joueurs dans le cas de réseaux d’opérateurs de mise en commun de joueurs). »

Pour la partie liée au logiciel de jeux, « afin de permettre à l’ARJEL de prononcer ou non à cette homologation, l’opérateur devra impérativement remettre à l’ARJEL le code source du logiciel destiné à être utilisé par les joueurs français ainsi que le code source de l’éventuel générateur de nombre aléatoire. »

blocage referencement Arjel

En outre, tous les opérateurs auront l’obligation de placer un serveur frontal en France, qui permettra de « capter les données allant du joueur vers la plateforme (…) et de les archiver de façon sécurisée selon un format défini par l’ARJEL ». Un opérateur basé à Mexico, aux États-Unis ou au Japon, qui souhaiterait « s’ouvrir » au marché français – en fait, continuer à y proposer son offre – devra suivre à la lettre ces informations et par exemple ouvrir tous les robinets des transactions et opérations effectuées sur le serveur placé en France à la demande de l’ARJEL.

audit jeux ARJEL

Sur ce frontal, on trouvera en effet une fonction de création de traces (capteur), « qui assure la collecte, la validation et le formatage des données » mais également une fonction de stockage des traces (coffre-fort) « qui assure un archivage sécurisé des données journalisées »… S’y ajoutent encore, dit le cahier des charges, l’obligation d’utiliser un domaine d’extension « .fr » et une transparence absolue quant à ses espaces publicitaires et ses des contrats de licence et d’affiliation conclus.

Le texte sur les jeux en ligne vient d’être adopté par le Sénat. Il repassera sous peu son examen chez les députés dans le cadre de la navette parlementaire. Saluons en attendant la transparence de l’ARJEL avec ce site, puisque les acteurs vont pouvoir réagir à cette publication, une démarche qui tranche avec la Hadopi

Ce que les joueurs de poker en ligne vont perdre avec la nouvelle loi

Offre réduite, moins d’argent à gagner, des comptes à recréer… Dans le débat en cours sur la loi relative aux jeux d’argent en ligne, une voix est peu audible. Celle des joueurs de poker, habitués des sites illégaux, qui seront les grands perdants de la nouvelle législation.

Le Sénat a adopté la semaine dernière en première lecture le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne. Cette loi vise à réguler le marché des paris sportifs et du poker sur Internet, en instaurant notamment une autorité chargée de distribuer des licences d’exploitation aux nouveaux opérateurs de jeu. A l’heure actuelle, ce marché fait l’objet d’un monopole en France, accordé au PMU pour les paris hippiques, et à la Française des Jeux pour les jeux de hasard. Le poker, lui, n’est pas censé se jouer en dehors des casinos et des cercles autorisés. Pourtant, les Français seraient plus de 500.000 à jouer de l’argent au poker sur Internet, chaque mois. Un marché de 300 millions d’euros par an.
L’entrée en vigueur de la loi, que le ministre du Budget Eric Woerth espère voir venir avant l’été, est très attendue par les opérateurs de jeu en ligne, qui y voient un énorme marché. Ce n’est pas le cas de ces centaines de milliers de joueurs de poker, pour lesquels elle pourrait se transformer en cauchemar.
Plus de taxes
Les opérateurs qui disposeront d’un agrément en France seront logiquement soumis à la fiscalité française. Le projet de loi prévoit, pour le poker, un prélèvement de 2% plafonné à 1 euro par donne. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40%. Nous en prendrons en charge une partie en diminuant nos marges, mais malgré cela l’offre sera forcément plus chère pour les joueurs », explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 11,7 millions de dollars en 2009, et qui brigue l’agrément en France.
A ce compte là, Michaël, un habitué du poker sur Internet, a fait ses calculs. « Aujourd’hui, je suis gagnant sur le long terme. Sur la base d’un gain équivalent à un salaire et demi par an, avec les nouveaux prélèvements, je ne gagnerai plus rien. Ces prélèvements atteignent vite des sommes énormes lorsque l’on joue en multi-table. » Ainsi, la proportion de joueurs gagnants devrait selon lui diminuer considérablement.
Moins de choix

Une disposition du projet de loi prévoit que les joueurs français ne puissent pas jouer sur l’adresse en « .com » du site qui obtient un agrément français. Inversement, les clients du « .com » ne pourront pas se connecter sur le « .fr ». Quant aux sites qui ne possèdent pas d’agrément et qui s’adresseraient au marché français, ils sont susceptibles d’être bloqués sur une requête adressée au juge. Concrètement, les joueurs français ne pourront plus jouer contre des étrangers. Le principal point noir de la loi; pour Alexandre Dreyfus. « Cela réduit le choix de jeu et la possibilité de faire des tournois. C’est l’intérêt économique de la Française des Jeux qui a été privilégié au détriment de celui des joueurs. » Outre les tournois, cette disposition va également pénaliser les variantes de jeu les moins populaires. « Sur d’autres styles de jeu que le Texas Hold’em, il n’y aura plus personne! », déplore Michaël.
Pour pallier ce problème, certains opérateurs proposent que l’Arjel passe des accords avec ses homologues européens pour permettre aux sites disposant de plusieurs agréments dans différents pays, d’être autorisés à faire jouer ensemble leurs membres résidant dans ces pays.
Bonus fidélité : retour à la case départ
Le projet de loi impose également aux acteurs ayant eu une activité d’opérateur de jeux ou de paris en ligne à destination de joueurs résidant en France préalablement à la promulgation de la loi, une remise à zéro des comptes de ces joueurs. Salué par le PMU, la Française des Jeux ou encore France Pari, ce point fait bondir les concurrents, qui devront clôturer tous les comptes sans pouvoir les réinscrire automatiquement une fois l’agrément obtenu. Pour les joueurs, cela signifie qu’il faudra retirer tout l’argent disponible sur leur compte, entrer à nouveau toutes leurs informations personnelles pour se réinscrire, que tous les points de fidélité (sorte de miles accumulés en fonction du niveau d’activité sur le site, échangeables en cadeaux) non utilisés seront perdus, et les bonus d’ancienneté aussi… Mieux vaut y penser avant et tous les dépenser, ce que prévoit de faire Michaël, qui hésite encore entre un écran LCD et un reflex numérique.
Pour les opérateurs, cela s’annonce comme un casse-tête. « Seuls quelques milliers de joueurs français jouent de l’argent chez nous, ce qui représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. Nous serons donc moins touchés que d’autres opérateurs. C’est pourquoi nous n’essaierons pas par tous les moyens de retenir ces joueurs, et préférons mettre l’accent sur notre partenariat avec Free pour recruter des joueurs. » Pour d’autres sites comme Winamax, très présents en France, le risque est grand de perdre des abonnés au profit de la concurrence. D’autant plus que la majorité des joueurs de poker joue habituellement sur deux ou trois sites différents, indique le patron de Chilipoker.