legalisation du poker en ligne

Le poker en ligne devrait être autorisé dans les tout prochains jours par un décret du ministère de l’Intérieur – publié vraisemblablement mardi au Journal officiel -, trois semaines après l’ouverture effective du marché français aux paris sportifs et hippiques.

Cette autorisation pour le poker avait été repoussée en raison d’une obstruction de Malte dans le cadre des règles européennes. Le gouvernement français avait transmis il y a plus d’un an à la Commission européenne son projet de législation sur les jeux en ligne, puis notifié à Bruxelles les décrets d’application.

Les Etats membres de l’Union européenne disposaient de trois mois pour faire leurs observations, ce que Malte a fait le 27 mai 2010. La France, qui devait répondre dans les trente jours, a depuis donné des explications à Bruxelles mais ne pouvait publier son décret avant.

Malte, l’une des plaques tournantes du marché des jeux en ligne en Europe, conteste une disposition de la loi française sur les jeux d’argent et de hasard en ligne qui oblige les joueurs à s’inscrire auprès d’un opérateur agréé.

Dès la parution du décret « relatif aux catégories des jeux de cercle en ligne », les joueurs français pourront donc s’affronter sur les sites autorisés. L’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a déjà délivré onze licences à des opérateurs français et étrangers pour ces « jeux de cercle » : une première vague le 8 juin (Betclic, Bwin, Everestpoker, PMU, Sajoo, Eurosportbet et Winamax); une seconde vague le 25 juin (Pokerstars, Partypoker, Chilipoker, Partouche).

Selon Francis Merlin, spécialiste de jeux en ligne, le nombre potentiel des joueurs de poker en ligne régulier pourrait s’élever à 1,5 million pour un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2010 et de 500 millions d’euros en 2011.

liste des sports autorisés aux paris finalisée le 24 juin

L’Autorité de régulation des jeux en ligne a publié la première liste des 15 disciplines sportives et des types de résultats de ces compétitions pouvant servir de support aux paris sportifs en ligne, après avoir pris l’avis des fédérations sportives concernées, rapporte l’Agence France Presse.
Les sports concernés sont l’athlétisme, les sports automobiles, l’aviron, le basket-ball, le cyclisme, l’équitation, le football, le golf, le hand-ball, le judo, le motocyclisme, le rugby, le tennis, le tennis de table et le volley-ball.
Notons que les matchs de football amicaux, les test matchs pour le rugby ou les exhibitions de tennis seront exclus du dispositif, tout comme les derniers matchs de Fed Cup ou de Coupe Davis s’ils sont sans enjeu pour la victoire finale. Cette liste pourra être modifiée ou complétée à la fin du mois de juin.
Il sera en interdit de parier sur les phases de jeux « négatives » et pour chaque sport, l’Arjel énumère très précisément les compétitions ouvertes aux paris et les types de paris.
Pour le football, 14 compétitions françaises ou étrangères (Championnat de France de Ligue 1 et de Ligue 2, matches qualificatifs et phase finale de Coupe du Monde, Jeux Olympiques, Champions League…).
Il sera possible de parier sur le résultat d’un match (victoire, défaite, nul, score à la mi-temps et à la fin du match, écart entre les équipes, nombre de buts par équipe, nombre de buts par mi-temps…), les buteurs (noms, nombre de buts par buteur, premier buteur, dernier buteur, meilleure attaque…), le classement à l’issue de la journée (tête et queue de classement). Pour le seul football, une cinquantaine de type de paris seront possibles.
Le Journal officiel a par ailleurs publié dimanche un arrêté du ministère de l’Agriculture qui fixe le calendrier 2010 des courses et réunions de courses de chevaux françaises et étrangères pouvant servir de support aux paris hippiques en ligne.
Selon le texte de l’arrêté, « l’ensemble des informations hippiques nécessaires à l’organisation des paris sont accessibles aux opérateurs agréés via une plate-forme centralisée dénommée « InfoCoursesPro » mise à leur disposition par les sociétés mères de courses ».

Lancement de bwin.fr !

bwin souhaite vous informer que bwin.com ne sera plus disponible pour nos utilisateurs résidant en France. Cette mesure est nécessaire suite à la nouvelle régulation du marché du jeu en ligne.

L’avenir s’appelle bwin.fr
A partir du 09/06/2010, bwin offrira un site français sur mesure, bwin.fr, où les clients pourront vivre la passion des paris sportifs et du poker. Pour l’instant, en raison de la législation française, les clients français ne pourront jouer au poker que pour de l’argent virtuel.

Les prochaines étapes

Arrêter la promotion de bwin.com sur vos sites français.
En raison de la nouvelle législation française, vous devez vous inscrire en tant qu’affilié sur bwin.fr et accepter le contrat de partenariat pour ce nouveau label.
Commencer la promotion de bwin.fr sur vos sites ciblés sur une clientèle française.
Continuer la promotion de bwin.com sur vos sites non-français.
En cas de questions, n’hésitez pas à contacter votre Manager de compte.
Nous allons vous contacter très prochaine avec plus d’informations sur le label français.

Les Bookmakers de la Coupe du Monde 2010

L’Assemblée Nationale a voté l’ouverture à la concurrence des paris sportifs et hippiques et des jeux de poker en ligne. Et le moins que l’on puisse dire c’est que La Coupe du monde de football en Afrique du Sud, qui démarrera dans deux mois, a donné un coup d’accélérateur à la libéralisation des jeux en ligne qui devrait être effective en juin dans l’hexagone.

Lu sur kelbet

Les Bookmakers de la Coupe du Monde 2010
De la même manière, si aucun site de pari en ligne autre que le PMU ou la Française des Jeux n’est encore officiellement autorisé, les bookmakers souhaitant obtenir une licence d’ici la Coupe du Monde sont sur les starting blocks. Certains sites, licenciés comme Betclic pour l’instant dans d’autres pays d’Europe (souvent des paradis fiscaux comme Malte), ont déjà prévu un nombre impressionnant de cotes et de paris afin de multiplier les chances de gains. Il sera ainsi possible de parier sur l’issue d’un match bien sûr, mais aussi sur le score à la mi-temps, le handicap, les buteurs ou encore les cartons jaunes. Les bonus et autres promotions qui font la réputation de certains sites sont également de sortie, à l’image de TitanBet et de son Code Bonus Million Mania TitanBet, offrant 100 millions de dollars à qui pronostiquera correctement les 64 rencontres de la Coupe du Monde. La « fièvre des paris » a donc déjà commencé.

Les licences françaises ne sont toujours pas attribuées, mais nous pouvons dégager une certaine tendance quant aux futurs probables bookmakers autorisés lors de la Coupe du Monde. Ainsi, les trois géants européens des paris sportifs sur Internet que sont Bwin, BetClic, et Unibet, déjà présents « illégalement » en France, devraient sans aucun doute être présents légalement lors de la Coupe du monde, de même que les acteurs historiques du jeu en France, le PMU et la Française des Jeux . Nouveaux venus, les opérateurs « en dur » comme Partouche, Barrière (qui collabore avec la FDJ justement), ou le groupe Tranchant, vont également lancer leurs activités sur le net, si ce n’est pas déjà fait. Ces entreprises ne devraient a priori avoir aucun mal à obtenir le précieux sésame, tandis que des nouveaux entrants comme Sajoo, Betplus ou TitanBet devront jouer des coudes pour se faire une place au sein de la cinquantaine de sites licenciés. Seul bémol, pour obtenir leur licence, ces sites encore à ce jour dits « illégaux » vont devoir fermer les comptes de leurs clients français actuels. Les joueurs vont donc devoir s’inscrire ou se réinscrire sur les versions autorisées.

Les Bonus Coupe du Monde 2010

Les bonus et promotions spéciales vont se multiplier sur les sites de paris sportifs d’ici à la coupe du monde, et ce serait dommage de ne pas en profiter, car ce sont souvent de bonnes occasions pour se lancer. Outre le Bonus spécial offert par TitanBet, la plupart des bookmakers offrent par exemple, des bonus d’inscription. Ainsi, Bwin (Bonus Bwin), Betfair (Bonus Betfair), Unibet (Code Promotionnel Unibet), Betclic (Code Bonus Betclic), Partybets, Parionweb, Sportingbet, Betsson, William Hill, ou encore Bet770 offrent tous ce types de bonus, avec un fonctionnement plus ou moins variable que nous vous avons détaillé dans un article spécialement dédié aux bonus des sites de paris sportifs.

Les Offres de la FDJ et du PMU

La loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, amène la Française des Jeux (FDJ) et le PMU, à s’organiser pour ne pas se faire devancer par les spécialistes étrangers. La Française des Jeux a été la première à réagir en faisant l’acquisition de LVS, un spécialiste des plates-formes de prise de paris qui l’avait déjà aidé fin 2009 à mettre en place ses nouvelles offres de paris sur son site Internet ParionsWeb. En outre, l’entreprise a annoncé une série d’accords qui viennent compléter l’alliance exclusive nouée pour trois ans avec TF1. La FDJ devient par ce biais partenaire exclusif d’Orange pour les paris sportifs intégrés dans les portails Internet et mobile de l’opérateur téléphonique. Si la réglementation le permet, les paris seront aussi accessibles depuis les chaînes de télévision d’Orange, comme Orange Sport.

L’objectif de la FDJ est d’être leader du marché des paris sportifs en ligne en France. La société espère une part de marché de 25% en 2012 et être rentable à cette même période. Déjà en 2010, son chiffre d’affaires dans ce domaine devrait doubler par rapport à 2009 pour atteindre 100 millions d’euros.

De son côté, le PMU, plus connu pour l’organisation de paris hippiques, a signé un accord de partenariat avec le numéro un irlandais des paris sportifs en ligne, Paddy Power, pour une durée de cinq ans. Cet accord étant exclusif, Paddy Power ne s’installera pas sur le marché français et aura une partie de la marge générée par le PMU. Ce dernier vise entre 20 et 25% du marché des paris sportif.

source

Les opérateurs pourront prendre des paris à partir du 9 juin

Répondant à une invitation de l’Union de la presse hippique, Jean- François Vilotte, président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), a fait le point, hier matin à l’hôtel Hilton Arc-de-Triomphe, sur la prochaine ouverture du marché des paris en ligne (sportifs, hippiques et de casinos) et apporté des éclaircissements sur les conditions de cette ouverture.

Connaît-on la date effective d’ouverture du marché des paris en ligne ?
JEAN-FRANÇOIS VILOTTE. Lundi prochain, le collège de l’Arjel se réunira pour étudier les demandes d’agrément des 23 premières entreprises. Mardi, nous publierons la liste d’environ une quinzaine de sociétés habilitées à prendre des paris en ligne. Ainsi, les groupes techniquement en mesure de le faire pourront prendre des paris dès le mercredi 9 juin.

Combien d’opérateurs ont sollicité une licence de paris hippiques ?
Cinq ou 6 entreprises ont fait la demande d’une licence de prise de paris hippiques. 3 ou 4 de ces sociétés ont formulé une demande de licence uniquement pour les paris hippiques.

Sur quels sports pourrat- on parier ?
Avec les fédérations concernées et demandeuses, nous avons, dans un premier temps, arrêté quinze disciplines : l’athlétisme, l’automobile, l’aviron, le basket, le cyclisme, l’équitation, le football, le golf, le handball, le judo, la moto, le rugby, le tennis, le tennis de table et le volley. Dans chaque discipline, nous avons arrêté les compétitions sur lesquelles il sera possible de parier. Nous avons notamment exclu les rencontres amicales. Et on ne pourra parier que sur des événements qui ne souffrent d’aucune contestation et qui ne font pas appel à la subjectivité. En outre, lorsqu’une rencontre n’ira pas à son terme, si par exemple un tennisman abandonne en cours de partie, les paris engagés sur ce match seront automatiquement remboursés.

A partir de mercredi, que deviendront les sites illégaux ?
Nous possédons tout un arsenal pour leur mener la vie dure. Nous pourrons par exemple demander aux opérateurs Internet d’interdire l’accès à ces sites ou encore les poursuivre pénalement. Voilà pourquoi, dès la semaine prochaine, nous communiquerons et encouragerons les joueurs à parier sur des sites en règle.

(le parisien)

Le marche des jeux s’ouvre Sportingbet depose sa candidature à l’obtention d’une licence francaise

C’est officiel et la course aux licences francaise de jeux a demarre ainsi en temoigne ce message de Sportingbet envoye aux affiliés

Cher affilié,

Selon la nouvelle législation française du jeu en ligne, à compter du 13 Mai 2010, seuls les opérateurs détenant une licence de jeu peuvent légalement exercer en France.

Sportingbet est en train de préparer le dossier de candidature à l’obtention d’une licence de jeu en ligne sous le régime de la nouvelle loi française. Dans le but de se conformer au procédé d’obtention d’une licence, Sportingbet a été amené à temporairement suspendre ses activités de pari et de poker en ligne sur le territoire français.

Par conséquent notre programme d’affiliation et l’acquisition de nouveaux joueurs ont été suspendus et nous demandons à tous nos affiliés de retirer leur campagne ciblant les joueurs domiciliés en France lors de la période transitoire d’obtention de licence.

Vous serez contacté ultérieurement avec plus d’information, et en avance, lorsque le nouveau site officiel et régulé sportingbet.fr sera lancé et marquera la reprise de nos activités en France.

Bonne chance

Les licences devraient être attribuées aux différents opérateurs avant la Coupe du monde de Football le 11 juin prochain

La loi « relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne » a été promulguée jeudi au Journal officiel (JO). Le dernier verrou qui aurait pu gêner l’application de la loi, le contrôle de Constitutionnalité, a sauté mercredi. Le nouveau dispositif devrait permettre l’ouverture effective du marché français des jeux en ligne juste à temps pour la Coupe du monde de football, qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet. Jusqu’à présent, seuls la Française des Jeux (FDJ) et le PMU étaient autorisés à proposer aux joueurs des paris sportifs ou hippiques en ligne. A présent, de nombreux acteurs seront candidats à une ou plusieurs licences, qui devraient donc être accordées avant le début du mondial de football.
Il fallait faire vite

La Commission européenne pressait depuis plusieurs années la France pour qu’elle ouvre son marché des paris en ligne. Mais la libéralisation du marché avant la Coupe du monde, événement où des millions de paris seront pris à travers le monde n’allait pas de soi, faute de temps et vu le planning serré dont disposait la majorité. Le gouvernement a souhaité accélérer la manoeuvre en envoyant des décrets d’application à Bruxelles dès le mois de mars, avant même le vote final de la loi au Parlement français. Et pour aller encore plus vite, la majorité a fait en sorte de faire taire les voix discordantes dans la majorité et de voter le texte sans amendements. L’enjeu : Un marché évalué à deux à trois milliards d’euros par an, dont un bon tiers pour le poker.
Un marché gigantesque
En moyenne les Français parient 60 millions d’euros par jour. Une somme répartie entre les caisses du PMU, de la FDJ et des casinos. L’équivalent d’un airbus A320… Le marché du jeu en France brasse une quantité d’argent, en hausse constante depuis le début de la crise. La manne publicitaire mise en oeuvre avec la nouvelle loi devrait également être élevée. Le montant de 600 à 750 millions d’euros d’investissements publicitaires a été annoncé par Jean-Emmanuel Casalta, directeur général du cabinet NPA Conseil. Un montant que les opérateurs n’hésiteront pas à mettre sur la table pour attirer les joueurs sur leurs sites. La concurrence entre les opérateurs s’annonce déjà féroce.
Comment ça va se passer
La loi met sur pied une autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), dont le président est Jean-François Vilotte. Il sera accompagné d’un collège de sept membre, dont l’ancien ministre des sports Guy Drut. Cette autorité sera chargée d’attribuer des licences de cinq ans aux différents opérateurs. Ces opérateurs, qui sont actuellement une trentaine, viendront de milieux différents tels que les groupes de casinos français (Barrière, Partouche, Tranchant, Joa), les opérateurs internationaux de jeux et de paris en ligne (Bwin, BetClic, Unibet…) ou encore les acteurs historiques, PMU et FDJ. Les opérateurs s’engagent à coopérer avec les autorités françaises dans l’interdictions aux mineurs et dans des actions sociales telles que la réaffectation d’une partie des sommes dans la lutte contre les addictions.
Ceux qui y gagnent
De nombreux nouveaux opérateurs aiguisent leurs couteaux. Alain Weill (Next Radio), Xavier Niel (fondateur de Free) ou encore Martin Bouygues: ils sont nombreux à vouloir leur part du gâteau comme le montre notre diaporama. Chacun tente de son côté de nouer des alliances pour se renforcer dans la future bataille de la concurrence. Les candidats étrangers à la licence, Bewin, Betclic et Unibet se sont par exemple rassemblés au sein d’une association pour peser davantage devant la commission d’attribution des licences. Aucun ne veut passer à côté de ce marché juteux, comme en témoigne notre enquête sur les candidats à la licence. Quant aux opérateurs « historiques », ils ne comptent pas se laisser marcher sur les pieds. La Française des jeux et le PMU ont déjà conclu de nombreux accords avec des opérateurs privés pour se renforcer. La FDJ a déjà affirmé ses ambitions. Elle souhaite devenir « l’acteur français de référence pour le poker » en ligne. Le deuxième groupe de loterie au monde, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2009, a récemment signé un partenariat exclusif avec Orange sur trois ans. Le PMU ambitionne quant à lui d’être le premier ou le deuxième sur le marché des jeux en ligne dès la première année de libéralisation.
Ceux qui y perdent
Les propriétaires des sites de poker en ligne et leurs joueurs vont devoir payer plus. Environ 500.000 personnes jouent de l’argent au poker sur Internet chaque mois sur des sites illégaux. Un marché de 300 millions d’euros par an qui va êter plus fortement taxé lorsqu’il passera sous la loi française. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40% » explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, qui postule pour obtenir l’agrément. Sans parler de l’obligation de clôture et de réouverture de comptes, nécéssaire pour repartir sur une concurrence loyale avec les autres opérateurs, qui risque de provoquer la désaffection d’une partie du public. L’Etat quant à lui verra certes les rentrées fiscales augmenter, mais il pourrait être victime d’un effet pervers dû aux conditions mêmes dans lesquelles va se faire la légalisation des sites de jeux en ligne. Selon une étude réalisée par Francis Merlin, délégué général du Salon des jeux en ligne qui se tiendra à Monaco du 11 au 13 octobre, 2.700 sites illégaux de jeux en ligne pourraient fonctionner en France après l’ouverture en juin du marché à la concurrence. En cause : les contraintes fiscales et réglementaires, jugées trop lourdes, ainsi que l’interdiction de certains jeux. L’étude estime à 450 millions d’euros le montant de la perte de chiffre d’affaires du marché français liée aux sites illégaux en 2011, et à 34 millions d’euros la perte des recettes fiscales. Enfin les joueurs feront probablement partie des perdants de cette nouvelle loi. Car le taux de redistribution des gains (85%) sera moins élevé qu’actuellement (92%). Ils gagneront donc moins d’argent. Et les phénomènes d’addiction que peut soulever la hausse des offres de jeux sur la toile ne seront pas évités.

source

Retour sur un vote houleux sur les paris en ligne

Video reportage sur le sarkozysme et les paris sportifs bientôt autorisés

Le grand opérateur de jeux Full Tilt Poker est sous l’œil attentif de la justice américaine.

Play Online Poker
Play Online Poker

La loi UIGEA (Unlawful Internet Gambling Enforcement Act) de 2006 interdit les jeux d’argent en ligne dans certains Etats des USA. Malgré cela, Full Tilt Poker ne s’est pas retiré du marché et continue son activité aux Etats-Unis.

Selon le journal anglais « Financial Times », la salle de poker serait sous investigation par le Grand Jury de Manhattan. L’investigation aurait débuté car le site blanchirait de l’argent et ne respecterait pas les lois de jeux d’argent en ligne. En 2009, un avocat avait dénoncé la salle de poker à cause du non respect des lois de l’Etat de Californie qui interdit les jeux d’argent en ligne et pour « pratiques professionnelles douteuses ». De plus, la même année, le Département de Justice remboursa plus de 30 millions de dollars aux joueurs de Full Tilt Poker et son concurrent PokerStars pour causes de blanchiment d’argent. Le Grand Jury a été attiré par ces faits et a donc décidé d’entreprendre une investigation. Selon l’avocat des dirigeants de Full Tilt Poker, ces derniers ne seraient pas au courant de l’investigation. Le siège du site est basé sur l’île anglo-normande d’Aurigny et certains accusent de blanchiment les joueurs les plus connus comme Chris Ferguson puisqu’ils ont des intérêts financiers énormes avec leur site.

On se souvient aussi des rumeurs qui foisonnaient sur la toile en disant que des agents du FBI s’étaient rendus chez les joueurs eux-mêmes dans l’état de Washington.

Une des raisons de la régulation en France
Une des missions de la loi française votée mardi 6 avril 2010 et permettant de réguler les sites de poker est justement d’obtenir de leur par une réelle transparence quant aux transactions d’argent, afin de savoir d’où vient l’argent et où il va. Tout cela pour permettre aux comptes des joueurs d’être plus sécurisés… Et à l’Etat de remporter un paquet d’argent sur les mises, ce qui est prévu dans le texte.

Le problème avec Full Tilt est que les retombées d’une affaire comme celle-ci peuvent être dramatiques puisque plus de 16 400 tables sont jouées chaque semaine en moyenne en argent réel.

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Jeux en ligne: le projet de loi adopté

Le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent et de hasard sur Internet, objet d’échanges particulièrement acerbes entre la majorité et la gauche depuis le 30 mars, a été adopté définitivement aujourd’hui par les députés à l’occasion d’un vote solennel.



Ce texte, très attendu des opérateurs en ligne, remet en cause le monopole traditionnel de la Française des jeux, du PMU et des casinos en légalisant le poker, les paris sportifs et les paris hippiques sur Internet. Il a été adopté par 299 voix pour et 223 contre. Voté en première lecture par l’Assemblée le 13 octobre, il avait été adopté par le Sénat le 24 février. La majorité ayant repoussé les quelque 200 amendements de la gauche sans en déposer aucun, le texte a été voté dans les mêmes termes qu’au Sénat et ne retournera donc pas au Palais du Luxembourg.

Soucieux de voir le dispositif mis en place avant la Coupe du monde de football, qui débute le 11 juin, le gouvernement avait décidé d’avancer au pas de charge sur ce projet de loi. L’examen du texte s’est étalé sur sept séances, entraînant au passage l’interruption sine die des débats sur la réforme du crédit à la consommation, qui avaient eux débuté le 24 mars.

Obtenir l’accord de Bruxelles

Cependant, après ce vote, le gouvernement doit encore obtenir le feu vert de l’Union européenne, puis l’accord du Conseil d’Etat sur les décrets d’application, voire celui du Conseil constitutionnel s’il était saisi par l’opposition.

Face à une majorité désireuse de proposer aussi vite que possible une offre légale et réglementée, l’opposition a dénoncé avec force au cours du débat un « cadeau » fait à une poignée d’opérateurs, présents pour la plupart lors de la « nuit du Fouquet’s », qui avait suivi l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.

Avec cette loi, le gouvernement ambitionne d’encadrer les jeux en ligne, actuellement illégaux. Le texte crée pour cela une Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), chargée d’attribuer des licences aux opérateurs de jeux sur Internet. En contrepartie de cette licence de cinq ans renouvelables, les sites devront respecter un cahier des charges précis. En outre, les sanctions contre les sites illégaux sont durcies: l’organisation illégale de jeux sur Internet est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.