Ce que les joueurs de poker en ligne vont perdre avec la nouvelle loi

Offre réduite, moins d’argent à gagner, des comptes à recréer… Dans le débat en cours sur la loi relative aux jeux d’argent en ligne, une voix est peu audible. Celle des joueurs de poker, habitués des sites illégaux, qui seront les grands perdants de la nouvelle législation.

Le Sénat a adopté la semaine dernière en première lecture le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne. Cette loi vise à réguler le marché des paris sportifs et du poker sur Internet, en instaurant notamment une autorité chargée de distribuer des licences d’exploitation aux nouveaux opérateurs de jeu. A l’heure actuelle, ce marché fait l’objet d’un monopole en France, accordé au PMU pour les paris hippiques, et à la Française des Jeux pour les jeux de hasard. Le poker, lui, n’est pas censé se jouer en dehors des casinos et des cercles autorisés. Pourtant, les Français seraient plus de 500.000 à jouer de l’argent au poker sur Internet, chaque mois. Un marché de 300 millions d’euros par an.
L’entrée en vigueur de la loi, que le ministre du Budget Eric Woerth espère voir venir avant l’été, est très attendue par les opérateurs de jeu en ligne, qui y voient un énorme marché. Ce n’est pas le cas de ces centaines de milliers de joueurs de poker, pour lesquels elle pourrait se transformer en cauchemar.
Plus de taxes
Les opérateurs qui disposeront d’un agrément en France seront logiquement soumis à la fiscalité française. Le projet de loi prévoit, pour le poker, un prélèvement de 2% plafonné à 1 euro par donne. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40%. Nous en prendrons en charge une partie en diminuant nos marges, mais malgré cela l’offre sera forcément plus chère pour les joueurs », explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 11,7 millions de dollars en 2009, et qui brigue l’agrément en France.
A ce compte là, Michaël, un habitué du poker sur Internet, a fait ses calculs. « Aujourd’hui, je suis gagnant sur le long terme. Sur la base d’un gain équivalent à un salaire et demi par an, avec les nouveaux prélèvements, je ne gagnerai plus rien. Ces prélèvements atteignent vite des sommes énormes lorsque l’on joue en multi-table. » Ainsi, la proportion de joueurs gagnants devrait selon lui diminuer considérablement.
Moins de choix

Une disposition du projet de loi prévoit que les joueurs français ne puissent pas jouer sur l’adresse en « .com » du site qui obtient un agrément français. Inversement, les clients du « .com » ne pourront pas se connecter sur le « .fr ». Quant aux sites qui ne possèdent pas d’agrément et qui s’adresseraient au marché français, ils sont susceptibles d’être bloqués sur une requête adressée au juge. Concrètement, les joueurs français ne pourront plus jouer contre des étrangers. Le principal point noir de la loi; pour Alexandre Dreyfus. « Cela réduit le choix de jeu et la possibilité de faire des tournois. C’est l’intérêt économique de la Française des Jeux qui a été privilégié au détriment de celui des joueurs. » Outre les tournois, cette disposition va également pénaliser les variantes de jeu les moins populaires. « Sur d’autres styles de jeu que le Texas Hold’em, il n’y aura plus personne! », déplore Michaël.
Pour pallier ce problème, certains opérateurs proposent que l’Arjel passe des accords avec ses homologues européens pour permettre aux sites disposant de plusieurs agréments dans différents pays, d’être autorisés à faire jouer ensemble leurs membres résidant dans ces pays.
Bonus fidélité : retour à la case départ
Le projet de loi impose également aux acteurs ayant eu une activité d’opérateur de jeux ou de paris en ligne à destination de joueurs résidant en France préalablement à la promulgation de la loi, une remise à zéro des comptes de ces joueurs. Salué par le PMU, la Française des Jeux ou encore France Pari, ce point fait bondir les concurrents, qui devront clôturer tous les comptes sans pouvoir les réinscrire automatiquement une fois l’agrément obtenu. Pour les joueurs, cela signifie qu’il faudra retirer tout l’argent disponible sur leur compte, entrer à nouveau toutes leurs informations personnelles pour se réinscrire, que tous les points de fidélité (sorte de miles accumulés en fonction du niveau d’activité sur le site, échangeables en cadeaux) non utilisés seront perdus, et les bonus d’ancienneté aussi… Mieux vaut y penser avant et tous les dépenser, ce que prévoit de faire Michaël, qui hésite encore entre un écran LCD et un reflex numérique.
Pour les opérateurs, cela s’annonce comme un casse-tête. « Seuls quelques milliers de joueurs français jouent de l’argent chez nous, ce qui représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. Nous serons donc moins touchés que d’autres opérateurs. C’est pourquoi nous n’essaierons pas par tous les moyens de retenir ces joueurs, et préférons mettre l’accent sur notre partenariat avec Free pour recruter des joueurs. » Pour d’autres sites comme Winamax, très présents en France, le risque est grand de perdre des abonnés au profit de la concurrence. D’autant plus que la majorité des joueurs de poker joue habituellement sur deux ou trois sites différents, indique le patron de Chilipoker.

adopté par le Sénat le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne

Les sénateurs ont adopté le 24 février en première lecture le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne. Le texte vise à contrôler ce secteur grâce à l’Autorité Indépendante de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), chargée de délivrer les agréments.
Après avoir été voté en première lecture par l’Assemblée Nationale en octobre dernier, le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence a été adopté par les sénateurs à 181 voix contre 140 (majorité UMP et Union Centriste a voté pour; PS, PCF et Verts contre).
Le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne a été transmis à l’Assemblée nationale le 25 février et il sera soumis à une deuxième lecture le 30 mars 2010.

Jeux d’argent sur Internet : les unions se forment

Betclic, Bwin et Unibet créent une association pour défendre la libre ouverture du marché des paris en ligne.

Même entre concurrents, l’union fait la force. Les trois plus importants challengers du PMU et de la Française des Jeux, Betclic, Bwin et Unibet, ont annoncé hier qu’ils alliaient leurs forces, en créant l’Association des opérateurs de jeux en ligne internationaux (Ajeli). Le timing est clé : les sénateurs examineront la semaine prochaine le projet de loi libéralisant les jeux d’argent sur Internet. « L’idée a été lancée en novembre, confie au Figaro Isabelle Parize, présidente de l’association et directrice générale de Mangas Gaming, propriétaire de Betclic. La Française des jeux et le PMU ont forcément une voix très sonore en France. Betclic, Bwin et Unibet sont trois acteurs majeurs en Europe, 100 % Internet et bien que concurrents, nous serons mieux entendus en parlant d’une seule voix pour défendre une ouverture efficace et juste du marché auprès des pouvoirs publics. ». L’association veillera en particulier à ce que les règles de concurrence s’appliquent correctement lors de l’ouverture du marché, où les places seront chères.


Par ailleurs, deux députés-maires de villes de casinos, Etienne Blanc (Divonne, Ain) et Daniel Fasquelle (Le Touquet-Paris-Plage, Pas-de-Calais), ont présenté l’Association des parlementaires et des élus des villes de casinos (Apevica), une union de crise pour faire face au déclin des recettes des casinos. Selon les deux élus, les 197 casinos français implantés dans 182 villes sont ou seront, pour la plupart en grande difficulté. Ils pronostiquent une baisse de 10 % de leur chiffre d’affaires cette année. Les dépenses de fonctionnement de Divonne (7.500 habitants), couvertes il y a dix ans à 80 % par les recettes fiscales du casino, ne sont plus abondées qu’à 22 % par les recettes fiscales du casino. L’ouverture des jeux d’argent sur Internet est un problème qui s’ajoute à la crise quand bien même seul le poker sera autorisé. Le groupe Barrière s’est allié à la Française des Jeux pour lancer une offre commune et organiser des tournois. Mais cela ne règle pas la question de la moindre fréquentation des casinos, qui souffrent d’une image viellie pour beaucoup. « Les casinos, dit Etienne Blanc, vont devoir changer d’image et redevenir des lieux d’exception ». Le temps presse.

Le PMU lance un service de paris sportifs gratuits

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Le PMU se prépare à l’ouverture des jeux d’argent en ligne en lançant un site de paris sportifs gratuits, Pronospmu.com. Après s’être inscrits, les internautes peuvent faire des pronostics sur des matchs des championnats professionnels de football et de rugby. Les meilleurs sont récompensés par des lots. Le PMU compte capter une part de 20 à 25 % du marché des jeux d’argent en ligne. La société a réalisé 660 millions de chiffre d’affaires sur Internet en 2009.

pour contrer le monopole Stanley International Betting a engagé un recour

D’après le quotidien la Tribune, la société Stanley International Betting a engagé un recours devant le Conseil d’Etat. La priorité de la société anglaise en difficulté est de contrer le monopole des établissements déjà sur le terrain, afin d’installer ses propres actions des paris sportifs.

En aout dernier, Stanley International Betting a déposé ce recours devant le Conseil d’Etat avec les motivations de l’ouverture du marché futur des paris sportifs à la concurrence qui provoque une fissure dans le monopole de la FDJ et du PMU.

L’avocat Asim Singh du cabinet Alerion, au service de la société Staley International betting indiquera que «Le monopole est rompu sur Internet. Nous ne voyons donc pas pourquoi il serait maintenu dans le réseau physique. D’après le législateur, des raisons impérieuses d’intérêt général, comme la lutte contre la fraude, justifient le monopole. Ce qui nous paraît disproportionné. Il y a d’autres moyens d’assurer la protection du public».

Stanley International Betting est tout de même un des plus grands bookmakers anglais, la société est également cotée à la bourse de Londres. Cette société à une façon assez efficace de procéder aux enregistrements de paris ; les joueurs se présentent parmi les locaux ouvert aux publics, les paris y seront enregistrées pour ensuite être transférer par le biais du réseau télécom sur le serveur de Stanley basé au Royaume-Uni.

En 2009, le public jouera près de 9,9 milliards d’euros incluant 783 millions d’euros pour les pairs sportifs ! Parmi ces chiffres on remarque que 741 millions d’euros ont été misé par les parieurs en se rendant physiquement afin de faire les paris contre 43 millions d’euros depuis Internet.

La société anglaise veut alors tenir tête à la FDJ en devenant son concurrent directe et souhaite pour cela installer des centres de paris sportifs en France même, toutefois les chances de la société sont- elles à la hauteur pour espérer un aboutissement ?!

Souvenez-vous également l’année dernière lorsque la Loterie portugaise était face à Bwin, la Cour Européenne de justice Santa Casa, qui a simplement approuvé les droits des Etats à organiser le marché des jeux d’argent et de paris comme bon leur semble. En ce qui concerne la société anglaise, ses défenseurs accentuent l’importance des risques que comporte cet arrêt potentiellement plus périlleux pour les consommateurs des jeux d’argent sur internet comparé au jeu traditionnel. Enfin en Italie, les deux arrêts de 2003 et de 2007 qui interdisais aux sociétés privés d’installer des réseaux physiques ont été remis en cause par les démarches entreprises de la société Stanley. Maitre Asim Singh déclarera que «Depuis, l’Italie a changé sa réglementation et la société a pu s’y installer»

source

pas d’exception à la primauté du droit communautaire sur la législation nationale de jeu

L’Européenne des Jeux et Betting Association (EGBA) accueille favorablement l’avis d’aujourd’hui de
Avocat général (AG) Bot dans l’affaire des paris sportifs impliquant Winner Wetten (C-409/06)
devant la Cour de justice de l’UE (CJEU). L’avis confirme que la primauté
du droit communautaire sur la législation nationale de jeu ne permet pas d’aucune exception ou
période transitoire. AG Bot rejeté l’argument de l’Allemagne et d’autres membres
Aux États qu’ils doivent être autorisés à avoir une telle exception. Les États membres
donc de cesser immédiatement l’application de la législation nationale de jeu qui n’est pas
compatible avec le droit communautaire.

Cette affaire implique Winner Wetten, une entreprise située en Allemagne, d’accepter les paris sur
nom d’un prestataire de services de paris en ligne basée à Malte et sous licence. La Cour
de Cologne a demandé si les gouvernements sont autorisés à continuer de demander un
période transitoire de jeu une législation qui n’est pas compatible avec la liberté de
établissement et libre prestation des services dans le traité UE. Le
Cologne tribunal a considéré que la Rhénanie du Nord-Westphalie loi sur les paris sportifs en vigueur dans
2006 pour être incompatible avec la libre prestation de services, interprété à la
Gambelli décision.

AG Bot a précisé qu’il n’y a pas d’arguments juridiques pour permettre une exception à la
application directe du traité à des jeux et les paris professionnels. En outre, AG
Bot confirme qu’il n’est pas dans l’intérêt des consommateurs à maintenir hors UE
conforme à la législation qui n’offre pas une protection cohérente et systématique.
Selon AG Bot, une telle législation est elle-même inapproprié pour la protection
des consommateurs »(§ 113).

Secrétaire général des commentaires Sigrid Ligné: «Cette opinion est essentielle pour le développement
en Allemagne. L’AG a établi clairement que le droit communautaire l’emporte et que injustifiées
restrictions ne sont pas recevables, même pour une période transitoire. Avis du jour
continuera d’alimenter le débat politique actuel sur les jeux en ligne en Allemagne ».

Sigrid Ligné ajoute encore: «Nous sommes d’accord avec les conclusions de AG Bot. Essentiel est
AG Bot confirmation selon laquelle il est préjudiciable aux consommateurs d’avoir le jeu national
une loi qui n’offre pas une protection cohérente et systématique. De nombreux membres
États ne disposent pas d’une législation cohérente et systématique de jeu, cet avis
renforce nettement notre argument. « 

Ouverture de marché à la concurrence La Française des Jeux mise sur la connaissance client

Un article de decision info

« 100% des gagnants ont tenté leur chance » nous dit son slogan mais en ce qui concerne la gestion de la relation client, La Française des Jeux a choisi de faire confiance aux outils décisionnels plutôt qu’au hasard ! Une démarche encore récente au sein de l’entreprise détenue à 72% par l’Etat, motivée notamment par l’ouverture du marché du jeu en ligne prévue pour 2010. Création d’un pôle de connaissance client, segmentation, personnalisation des programmes relationnels : une stratégie en plusieurs étapes pour passer d’une approche orientée produit à une vraie culture client axée sur la fidélisation. Retour sur ce projet avec Alice Balloy, responsable Marketing Relationnel et Marie-Laure Tallec responsable Connaissance Client.

Avec un réseau de 37 600 points de vente et un canal multimédia (Internet et mobile), La Française des Jeux compte aujourd’hui près de 29 millions de joueurs dont 4 millions de visiteurs sur son site, pour un chiffre d’affaires de 9.2 milliards d’euros en 2008 (219 millions d’euros pour le Multimédia).
D’une communication de masse à des campagnes ciblées

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Proposant des jeux de tirage instantanés et des paris sportifs, La Française des Jeux accumulait de nombreuses données sur ses clients, en particulier grâce à son portail FDJeux.com lancé en 2001. « Chaque joueur doit en effet ouvrir un dossier très complet avant de pouvoir miser », explique Alice Balloy. Données signalétiques (adresse, âge, sexe…) mais aussi et surtout données dites de « comportements » comprenant le type de jeux pratiqués, la fréquence ou encore le montant des versements (panier moyen, répartition par gammes). Bref, une vraie mine qui n’a été vraiment exploitée qu’à partir de 2006, date à laquelle l’entreprise décide de se doter d’un pôle de connaissance client. Premier objectif : substituer à la communication de masse alors en vigueur des actions marketing ciblées selon le profil des joueurs.
Segmenter la base de données clients

Comment ? « Suite à l’acquisition du logiciel SAS Enterprise Miner, nous avons pu établir nos premières segmentations et un scoring de notre parc », répond Marie-Laure Tallec. La première est basée sur le cycle de vie des joueurs tandis que la seconde se fonde sur les comportements de jeux. « Grâce à elles, nous avons créé des profils plus qualifiés de nos joueurs et repéré par exemple des appétences entre les jeux par association », ajoute Marie-Laure Tallec. Plusieurs statuts sont ainsi distingués : les clients actifs versus les inactifs (clients n’ayant jamais réalisé de prise de jeux 3 mois après leur inscription). Les premiers sont susceptibles de passer « abandonnistes » (inactifs 3 mois après leur dernière opération) puis « anciens clients » au bout de 12 mois avant d’être « résiliés ».
Plan d’actions clients personnalisés

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Pour chacun de ces statuts il a été défini un programme d’actions relationnelles adapté. Il permet de relancer le client en s’appuyant sur les bons leviers identifiés en amont (reportings du service client, études de marché, benchmark) : qu’il s’agisse d’apporter des réponses aux causes d’abandon (perte identifiants, crainte addiction) ou encore inviter à jouer lors des temps forts (vendredi 13, super cagnotte…). Un véritable plan d’actions clients a ainsi été mis en place avec des campagnes d’e-mailing adressées deux fois par semaine. Récemment, l’opérateur a décidé d’affiner encore cette typologie en créant un nouveau segment : les « endormis ».
Retenir les clients en détectant plus tôt leurs freins…

L’objectif de ce score était de détecter les clients en voie d’abandon de jeu afin de les « réveiller ». Pour cela, une modélisation des durées inter-achats a été effectuée à un niveau individuel avant de déterminer une durée « anormale » sans jeu pour chaque client. « Cette méthode a l’avantage de capter les signes de rupture de la relation de manière relativement précoce et de s’adapter aux différences personnelles de comportements », commente Marie-Laure Tallec. Le calcul des taux de réveil en fonction de la date d’endormissement a permis d’observer qu’il est plus facile de stimuler un joueur endormi récemment que sur une plus longue période. Un plan automatique de relance a ensuite été instauré. En étant adressé plus tôt, il est plus efficace car la cible est alors plus réceptive. « Ils sont encore « dans » la relation avec La Française des Jeux et donc susceptibles d’être séduits par les attentions portées à leur égard », précise Alice Balloy.
Capitaliser sur la valeur client

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« En analysant et comprenant les comportements et le cycle de vie des joueurs, nous pouvons déterminer et suivre la valeur de nos clients », conclut Alice Balloy. La connaissance du client maîtrisée en interne et une bonne synergie entre le pôle de connaissance client et le service de marketing relationnel assurent l’efficacité de cette stratégie axée sur la fidélisation. L’avenir s’annonce plus que jamais sous le signe de la relation client avec le test de nouveaux modèles et la mesure de leur efficacité opérationnelle. Une solide dynamique pour affronter la concurrence !

Machines a sous, roulette, poker…les dessous des casinos

Machines à sous, roulette, poker… dans les casinos, on peut jouer comme on aime. Mais pour miser intelligemment et augmenter vos chances de faire sauter la banque, nous vous recommandons de lire cet article jusqu’au bout


La roulette

Le succès des bandits manchots a «plombé» les jeux traditionnels comme la roulette et le black jack. Longtemps, ils ont d’ailleurs fait chambre à part: les machines à sous étaient installées dans des espaces libres, alors que les jeux de table se trouvaient dans des salles dont l’accès nécessitait de payer une taxe, un timbre fiscal de 10€.

* Petites combines et opération triche?

Pour tricher, reste une possibilité théorique qui porte un nom, le «baronnage».
Le filou achète la complicité du croupier. Une fois que la bille est immobilisée, le changeur ferme les yeux et le tricheur en profite pour déplacer ensuite ses jetons sur le numéro gagnant… Mais les croupiers étant surveillés comme le lait sur le feu, c’est mission impossible.

Existe-t-il des entourloupes pour gagner à la roulette? On peut toujours imaginer que sur une roulette mal équilibrée, certains numéros sortent plus souvent que d’autres et qu’un observateur attentif puisse le remarquer… Pour palier ce risque, leur équilibre est vérifié très souvent, et certains casinotiers changent régulièrement l’orientation des tables d’un quart de tour ou encore intervertissent les cylindres des différentes tables, afin qu’un éventuel déséquilibre reste insoupçonnable.

Pour relancer les jeux traditionnels (qui font travailler 3500 croupiers), l’Etat a supprimé cette taxe en 2006. Seule une pièce d’identité est obligatoire pour s’y adonner. Et maintenant, il y a même des zones mixtes qui proposent machines à sous et tables de jeu. Parmi les jeux traditionnels, la roulette demeure la grande vedette.

* Les chances de gagner? 1 sur 37

Pour gagner, reste la bonne étoile… En jouant un seul numéro, vous avez 1 chance sur 37 de gagner (36 numéros plus le zéro).
Gain: 35 fois la mise.
Mais difficile de toucher le jackpot… Il y a en effet des mises maximales, variables selon les casinos.
A Enghien, premier casino de France, pour jouer un seul numéro, la mise est au minimum de 50€, et au maximum de 1500 €, pour un gain éventuel de 52500€. Pas de quoi mettre à sec un casino dont le chiffre d’affaires annuel s’élève à 950 millions d’euros…
Mais ici comme ailleurs, des astuces permettent de contourner la barrière de la mise maximale. Il suffit de jouer cette mise sur un numéro mais aussi sur toutes les combinaisons associées (cheval, carré, sixain, colonne…).

* Il fait sauter la banque

En mai 2008, Mike Ashley a réalisé un coup fumant. En misant le maximum sur un numéro et toutes les combinaisons associées, l’homme d’affaires a fait sauter la banque d’un casino londonien et empoché 1,5 million d’euros!
Le poker

Dans les casinos, un nouveau jeu fait un tabac: le poker. Grâce à… Patrick Bruel. Joueur très expérimenté, il a gagné, en 1998, un tournoi majeur aux Etats-Unis. En 2004, le chanteur décide d’acheter les droits de retransmission d’une compétition américaine, le World Poker Tour. Canal+ dit banco pour la diffuser et Patrick Bruel devient alors coproducteur de l’émission et en assure les commentaires. Le succès est immédiat. Tout le monde veut se mettre à table. Le hic, c’est que le poker est interdit en France.

Qu’à cela ne tienne: une loi du 14 mai 2007 autorise la pratique du Texas Hold’em Poker dans les casinos. Cette forme de poker permet à un croupier (qui ne participe pas à la partie) de distribuer des cartes à des joueurs, qui ne jouent pas contre le casino, mais les uns contre les autres.

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* Mode d’emploi made in Texas

Une partie se déroule en cinq étapes:

1. Chaque joueur reçoit du croupier deux cartes, cartes secrètes dont il est seul à connaître lavaleur.

2. Le flop : trois cartes communes à tous les joueurs sont étalées sur la table.

3. Le turn : une quatrième carte est retournée.

4. La river, une cinquième carte, est révélée.

5. Au final, chaque joueur a deux cartes privées et cinq cartes communes.

Avec ces sept cartes disponibles, il s’agit de former la meilleure combinaison possible de cinq cartes. Bien évidemment à chaque étape de la partie, il y a un tour d’enchères, où le joueur peut miser, relancer (il double la mise et contraint ses adversaires à le suivre) ou se coucher (il abandonne la partie).

* Les chances de gagner? Connaître les codes de triche

Aujourd’hui, tous les casinotiers proposent des tournois de Texas Hold’em. Seul inconvénient: le poker étant un jeu où l’on parle, il peut y avoir de la triche… Il suffit qu’à une table de six personnes, quatre joueurs fassent semblant de ne pas se connaître alors qu’ils se sont ligués pour plumer un pigeon… Pour cela, ils communiquent par codes.
Par exemple «Zizou», ça veut dire un 10, car c’est le numéro du maillot de Zidane… Ou American Airlines, initiales AA, signifie une paire d’as…

Scratch2cash
* Il gagne 1,4 million d’euros

Sur internet, il y a des parties mémorables… En mai 2009, un Américain de 22 ans, Tom Dwan, a gagné en un mois 1,4 million d’euros! Mais attention, pour gagner ce pactole, il a joué 210 parties… pour se refaire: un mois avant, il avait perdu 600000 dollars…
Les bandits manchots

L’an dernier, les 197 casinos autorisés en France ont réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros. Or il faut savoir que 90% de cette manne est générée grâce aux machines à sous! Elles sont partout. Alors qu’en 1989 (date à laquelle elles ont été autorisées), on en dénombrait 2000, il y a en a aujourd’hui 20000! Ce qui veut dire qu’une machine gagne en moyenne 310€ par jour… Malgré cela, à cause de la crise, de l’interdiction de fumer et des jeux sur internet, les machines rapportent moins…

Les casinotiers ont donc lancé des machines à «basse mise»: on peut y jouer 5 centimes, 2 centimes, voire 1 centime d’euro. Avec un petit billet de 10€, vous pouvez donc jouer jusqu’à 1000 parties! Argument publicitaire des casinos: «faire durer le plaisir». Mais est-ce qu’en jouant de si petites sommes, on peut décrocher un très gros jackpot? Faut croire que oui . Dans la combine: le ministère de l’Intérieur!

* Quelles sont les chances de décrocher le gros lot? Chut, c’est un secret!

Les bandits manchots sont en effet des machines électroniques. Et chaque famille de machines est programmée de façon différente. Chacune possède, dans son cerveau informatique, une mémoire qui contient, par exemple, 1 million de combinaisons. Ces combinaisons ressemblent à de petits papiers pliés dans une urne. Quand le joueur lance la machine, une main virtuelle vient piocher dans cette urne et tire un petit papier. S’il y figure une combinaison gagnante, les symboles correspondants viennent s’afficher sur l’écran et les pièces dégringolent…
Or combien y a-t-il de «petits papiers» gagnants?
Seuls le fabricant, le ministère de l’Intérieur (qui homologue les machines) et le casinotier connaissent la programmation des bandits manchots.

* 3 million d’euros gagnés sur une machine à 0,05€

Le 31 mai dernier, au casino d’Annemasse en Haute-Savoie, sur une machine à 5 centimes, une cliente a décroché un jackpot de 3 millions d’euros! Le plus gros lot jamais remporté en Europe sur un appareil de ce type.

“Betting on South Africa 2010” à Wembley le 7 décembre prochain

Unibet Paris Sportif Evènement d’envergure planétaire, la Coupe du Monde de Football a généré 1 Md£ pour les seuls bookmakers britanniques en 2006, un chiffre impressionnant qui devrait être largement battu en 2010. “Betting on South Africa 2010” donnera des outils aux opérateurs de paris sportifs en ligne afin de bien préparer leur campagne, mais également pour utiliser le Mondial comme outil pour gagner de futures parts de marché, en transformant notamment les joueurs occasionnels en clients réguliers et fidèles. Parmi les sujets abordés le 7 décembre, on retrouve une update sur la législation et les pays qui auront libéralisé leur marché à temps pour le Mondial ; la communication et le marketing, de la publicité au sponsoring sportif ; l’importance croissante des réseaux sociaux ; l’impact de la génération xbox ; les droits TV et marketing ; les stratégies permettant d’améliorer l’expérience de ses clients, ou encore le futur du football et des paris sportifs. Le programme détaillé de la journée, ainsi que les noms des intervenants sont disponibles sur le site http://www.sportsbettingconference.com.

L’ouverture du marche des jeux vu par zeturf

Zeturf
Zeturf.com est un site de paris en ligne. Emmanuel de Rohan Chabot, directeur général de Zeturf.com est l’un des principaux artisans de l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne suite à son conflit avec le PMU.

Le siège social de Zeturf se trouve à Malte. Emmanuel de Rohan Chabot, directeur général de Zeturf.com explique que c’est parce qu’en « 2005 l’île de Malte était l’un des premiers pays européens a avoir légiféré et organisé la prise de paris sur Internet. L’Etat maltais le permettait mais l’encadrait de façon très stricte. »

La fin du monopole sur certains jeux (poker, pari sportif, pari hippique), avec des limites Ainsi, Zeturf verra 8 % de ses enjeux prélevés en faveur de la filière hippique, comme c’est le cas aujourd’hui pour le Pmu. Le DG de Zeturf a également parlé des différents systèmes de régulation entrepris par le site contre l’addiction au jeu.

Aujourd’hui, 9,5 milliards d’euros sont joués tous les ans sur les courses hippiques. Grâce à la loi sur l’ouverture des jeux, l’Etat pourra prélever fiscalement sur l’ensemble de cette somme 7,5 %. Interview ici