Ce que les joueurs de poker en ligne vont perdre avec la nouvelle loi
mar 4th
Offre réduite, moins d’argent à gagner, des comptes à recréer… Dans le débat en cours sur la loi relative aux jeux d’argent en ligne, une voix est peu audible. Celle des joueurs de poker, habitués des sites illégaux, qui seront les grands perdants de la nouvelle législation.
Le Sénat a adopté la semaine dernière en première lecture le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne. Cette loi vise à réguler le marché des paris sportifs et du poker sur Internet, en instaurant notamment une autorité chargée de distribuer des licences d’exploitation aux nouveaux opérateurs de jeu. A l’heure actuelle, ce marché fait l’objet d’un monopole en France, accordé au PMU pour les paris hippiques, et à la Française des Jeux pour les jeux de hasard. Le poker, lui, n’est pas censé se jouer en dehors des casinos et des cercles autorisés. Pourtant, les Français seraient plus de 500.000 à jouer de l’argent au poker sur Internet, chaque mois. Un marché de 300 millions d’euros par an.
L’entrée en vigueur de la loi, que le ministre du Budget Eric Woerth espère voir venir avant l’été, est très attendue par les opérateurs de jeu en ligne, qui y voient un énorme marché. Ce n’est pas le cas de ces centaines de milliers de joueurs de poker, pour lesquels elle pourrait se transformer en cauchemar.
Plus de taxes
Les opérateurs qui disposeront d’un agrément en France seront logiquement soumis à la fiscalité française. Le projet de loi prévoit, pour le poker, un prélèvement de 2% plafonné à 1 euro par donne. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40%. Nous en prendrons en charge une partie en diminuant nos marges, mais malgré cela l’offre sera forcément plus chère pour les joueurs », explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 11,7 millions de dollars en 2009, et qui brigue l’agrément en France.
A ce compte là, Michaël, un habitué du poker sur Internet, a fait ses calculs. « Aujourd’hui, je suis gagnant sur le long terme. Sur la base d’un gain équivalent à un salaire et demi par an, avec les nouveaux prélèvements, je ne gagnerai plus rien. Ces prélèvements atteignent vite des sommes énormes lorsque l’on joue en multi-table. » Ainsi, la proportion de joueurs gagnants devrait selon lui diminuer considérablement.
Moins de choix
Une disposition du projet de loi prévoit que les joueurs français ne puissent pas jouer sur l’adresse en « .com » du site qui obtient un agrément français. Inversement, les clients du « .com » ne pourront pas se connecter sur le « .fr ». Quant aux sites qui ne possèdent pas d’agrément et qui s’adresseraient au marché français, ils sont susceptibles d’être bloqués sur une requête adressée au juge. Concrètement, les joueurs français ne pourront plus jouer contre des étrangers. Le principal point noir de la loi; pour Alexandre Dreyfus. « Cela réduit le choix de jeu et la possibilité de faire des tournois. C’est l’intérêt économique de la Française des Jeux qui a été privilégié au détriment de celui des joueurs. » Outre les tournois, cette disposition va également pénaliser les variantes de jeu les moins populaires. « Sur d’autres styles de jeu que le Texas Hold’em, il n’y aura plus personne! », déplore Michaël.
Pour pallier ce problème, certains opérateurs proposent que l’Arjel passe des accords avec ses homologues européens pour permettre aux sites disposant de plusieurs agréments dans différents pays, d’être autorisés à faire jouer ensemble leurs membres résidant dans ces pays.
Bonus fidélité : retour à la case départ
Le projet de loi impose également aux acteurs ayant eu une activité d’opérateur de jeux ou de paris en ligne à destination de joueurs résidant en France préalablement à la promulgation de la loi, une remise à zéro des comptes de ces joueurs. Salué par le PMU, la Française des Jeux ou encore France Pari, ce point fait bondir les concurrents, qui devront clôturer tous les comptes sans pouvoir les réinscrire automatiquement une fois l’agrément obtenu. Pour les joueurs, cela signifie qu’il faudra retirer tout l’argent disponible sur leur compte, entrer à nouveau toutes leurs informations personnelles pour se réinscrire, que tous les points de fidélité (sorte de miles accumulés en fonction du niveau d’activité sur le site, échangeables en cadeaux) non utilisés seront perdus, et les bonus d’ancienneté aussi… Mieux vaut y penser avant et tous les dépenser, ce que prévoit de faire Michaël, qui hésite encore entre un écran LCD et un reflex numérique.
Pour les opérateurs, cela s’annonce comme un casse-tête. « Seuls quelques milliers de joueurs français jouent de l’argent chez nous, ce qui représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. Nous serons donc moins touchés que d’autres opérateurs. C’est pourquoi nous n’essaierons pas par tous les moyens de retenir ces joueurs, et préférons mettre l’accent sur notre partenariat avec Free pour recruter des joueurs. » Pour d’autres sites comme Winamax, très présents en France, le risque est grand de perdre des abonnés au profit de la concurrence. D’autant plus que la majorité des joueurs de poker joue habituellement sur deux ou trois sites différents, indique le patron de Chilipoker.
adopté par le Sénat le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne
mar 3rd
Les sénateurs ont adopté le 24 février en première lecture le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne. Le texte vise à contrôler ce secteur grâce à l’Autorité Indépendante de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), chargée de délivrer les agréments.
Après avoir été voté en première lecture par l’Assemblée Nationale en octobre dernier, le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence a été adopté par les sénateurs à 181 voix contre 140 (majorité UMP et Union Centriste a voté pour; PS, PCF et Verts contre).
Le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne a été transmis à l’Assemblée nationale le 25 février et il sera soumis à une deuxième lecture le 30 mars 2010.
Jeux d’argent sur Internet : les unions se forment
fév 16th
Betclic, Bwin et Unibet créent une association pour défendre la libre ouverture du marché des paris en ligne.
Même entre concurrents, l’union fait la force. Les trois plus importants challengers du PMU et de la Française des Jeux, Betclic, Bwin et Unibet, ont annoncé hier qu’ils alliaient leurs forces, en créant l’Association des opérateurs de jeux en ligne internationaux (Ajeli). Le timing est clé : les sénateurs examineront la semaine prochaine le projet de loi libéralisant les jeux d’argent sur Internet. « L’idée a été lancée en novembre, confie au Figaro Isabelle Parize, présidente de l’association et directrice générale de Mangas Gaming, propriétaire de Betclic. La Française des jeux et le PMU ont forcément une voix très sonore en France. Betclic, Bwin et Unibet sont trois acteurs majeurs en Europe, 100 % Internet et bien que concurrents, nous serons mieux entendus en parlant d’une seule voix pour défendre une ouverture efficace et juste du marché auprès des pouvoirs publics. ». L’association veillera en particulier à ce que les règles de concurrence s’appliquent correctement lors de l’ouverture du marché, où les places seront chères.

Par ailleurs, deux députés-maires de villes de casinos, Etienne Blanc (Divonne, Ain) et Daniel Fasquelle (Le Touquet-Paris-Plage, Pas-de-Calais), ont présenté l’Association des parlementaires et des élus des villes de casinos (Apevica), une union de crise pour faire face au déclin des recettes des casinos. Selon les deux élus, les 197 casinos français implantés dans 182 villes sont ou seront, pour la plupart en grande difficulté. Ils pronostiquent une baisse de 10 % de leur chiffre d’affaires cette année. Les dépenses de fonctionnement de Divonne (7.500 habitants), couvertes il y a dix ans à 80 % par les recettes fiscales du casino, ne sont plus abondées qu’à 22 % par les recettes fiscales du casino. L’ouverture des jeux d’argent sur Internet est un problème qui s’ajoute à la crise quand bien même seul le poker sera autorisé. Le groupe Barrière s’est allié à la Française des Jeux pour lancer une offre commune et organiser des tournois. Mais cela ne règle pas la question de la moindre fréquentation des casinos, qui souffrent d’une image viellie pour beaucoup. « Les casinos, dit Etienne Blanc, vont devoir changer d’image et redevenir des lieux d’exception ». Le temps presse.
Partouche et casino770 divorcent
jan 30th
Le Groupe Partouche est une marque régulièrement enregistrée auprès de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.sous le numéro 982 668.
A titre informatif la Société Partouche Interactive Gibraltar LTD souhaite porter à l’intention de tous ses internautes que la société Casino770 (www.casino770.com), ne fait pas partie du Groupe Partouche et ne dispose d’aucune licence de marque l’autorisant à s’associer à la marque ainsi qu’au savoir faire ayant fait la renommée du Groupe Partouche, les sites énumérés ci-dessous ne sont donc pas affiliés au Groupe Partouche :
casinopartouche.com, casinopartouche.org et 770.com (liste non exhaustive).
Ce faisant la société Partouche Interactive Gibraltar LTD invite ses clients à être très vigilant d’une part quant aux sites qu’ils visitent énonçant que la société 770 est une marque du Groupe Partouche car ses informations sont inexactes et d’autre part à être vigilant quant aux données personnelles qu’ils communiquent ainsi qu’aux moyens de paiement utilisés.
Veuillez vous assurez que vous êtes bien connectés sur le site partouche-game.com titulaire d’une licence délivrée par les autorités de Gibraltar, site mettant à votre disposition un service d’assistance aux joueurs disponible 7jours/7 24heures/24.
Les A London Open 2010
jan 26th
TamTam organise une promotion super satellite pour le tournoi “Les A London Open 2010”, qui se tiendra dans la « Red Room » d’un des casinos les plus prestigieux au monde : « Les Ambassadeurs Club », dans le quartier Mayfair à Londres. Le tournoi se déroulera pendant deux jours : les 23 et 24 Février 2010.
Détails du Prix :
Dates du séjour : du 22 au 25 Février 2010.
Valeur total du Prix : 3 500£
Le Prix inclus :
2000£ + 200£ buy-in pour le tournoi « Les A », les 23 et 24 Février 2010.
800£ pour les 3 nuits à l’hôtel « Hilton Park Lane », du 22 au 25 Février 2010.
Les petits déjeuners et dîners sont inclus pour le joueur qualifié.
Les gagnants du Prix bénéficieront d’une adhésion gratuite d’un an à « Les A », d’une valeur de 1000£.
30£ de frais d’enregistrement.
470£ pour les trajets en avion et autres frais.
Satellites
Il y a de nombreux Satellites disponibles pour cette offre, alors assurez-vous que vous participez à celui qui vous est le plus adapté.
Termes et Conditions
- Le 1er Prix n’est pas remboursable ou transférable, et ne peut être converti en cash. Vous devez jouer ou renoncer à la place.
- En jouant ou gagnant le super satellite pour les A, vous déclarez être en mesure de voyager à Londres afin de jouer au « Les A London Open ». Cela inclut tous les documents requis pour voyager à Londres.
- Si vous gagnez le Prix et que vous n’êtes pas en mesure de vous rendre au tournoi, il n’y aura aucun remboursement ni compensation.
- TamTam Poker ne saurait être tenu responsable pour quelque raison que ce soit qui pourrait amener un joueur gagnant le prix à ne pouvoir participer ou jouer au tournoi final en live.
- Pour tous les tournois en ligne qualifiant pour ce prix, les Termes et Conditions standards s’appliquent.
La team Everest Poker 2010 dévoilée
jan 26th
Avec plus de 50 000 participants et 200 finalistes, Everest Poker a récompensé les 10 joueurs de poker les plus brillants et prometteurs d’Europe avec un contrat d’une valeur de 100 000 dollars.
Les joueurs qui ont pour la plupart appris à jouer ou aiguisé leurs aptitudes sur Everest Poker sont des joueurs actifs de la communauté Everest et ont su se démarquer parmi 200 autres joueurs prometteurs durant la finale à Vienne le 9 et 10 janvier 2010.
Entre le mois d’octobre et de Novembre, les joueurs qualifiés ont été invités à créer leur profil sur une plateforme spécialement créée pour l’occasion : http://www.everestpoker.com/live-the-dream/fr/. Durant l’événement live, les joueurs ont été jugés sur plusieurs critères dont leurs compétences en poker en ligne et en live, leur personnalité et leur qualité d’ambassadeur.
Les 10 heureux finalistes sont ‘’Fabien SchumyFab” Perrot, Léonard “leoledingo” Truche et Julien “Garrincho54” Claudepierre, tous les 3 français, Ronny “Spadesman” Pickard et Tobias “Tobestar11” Wagner d’Allemagne, Koen “koendb” de Bakker des Pays Bas, Javier “elflacokanu” Martinez d’Espagne, Sigurd “TheBigViking” Eskeland de Norvège, Thomas “DannyMcCoy” Froslev du Danemark et l’unique femme de l’équipe : Viktoria “SexyGirl” Szlasi de Hongrie.
Les 10 vainqueurs Live The Dream représenteront Everest Poker aux plus grands tournois mondiaux durant un an, notamment durant le Main Event des WSOP 2010.
Everest Casino triple la récompense aux joueurs
jan 26th
Everest Casino triple la récompense des joueurs durant le mois de janvier. En participant à l’Offre bonus Triple Play, les joueurs peuvent gagner 75$ en bonus d’ici la fin du mois.
Comment participer ? Lors de votre premier dépôt de $100 ou plus, vous devez entrer le code TRIPLE25 et Everest casino créditera instantanément votre compte de 25$ en jetons bonus !
De plus, avec les tirages Doublez vos Bonus, vous pouvez gagner encore plus. Everest Casino tirera au sort 25 gagnants chaque semaine parmi les joueurs ayant déjà obtenu un bonus et les récompensera de 25 dollars en jeton bonus. Si le joueur est un nouveau joueur sur Everest Poker, vous obtiendrez 25$ supplémentaires.
Casino 770 n’appartient pas au groupe Partouche
jan 6th
Qu’on se le dise une bonne fois pour toute Casino 770 n’appartient pas au groupe Partouche
Pour comprendre il faut remonter à plusieurs années en arrière pour que le groupe Partouche (le vrai) donne son accord à un groupe pour exploiter son nom. Puis, en 2006, la justice condamne Patrick Partouche à 40 000 euros d’amende et à 12 mois de prison avec sursis pour être lié de trop près à un site de jeu en ligne. La filiale Partouche International, domiciliée en Belgique, est condamnée à payer la somme de 150 000 euros d’amende. Récemment, Patrick Partouche a été acquitté de cette affaire qui trainait depuis de nombreuses années. Les sites de casinos en ligne et de poker virtuel, casino770 et poker770 dont la société ACF-Websmaters fait la promotion de ces jeux en ligne, continuent d’exploiter le nom Partouche comme si de rien n’était. Pour les joueurs qui se rendent sur ces sites, le nom de Partouche est assimilé à ces sites qui n’appartiennent pas au premier groupe de casinos terrestres de France. Bientôt, des sites de casinos en ligne du groupe Partouche vont faire la promotion de leurs sites une fois que le marché du jeu en ligne sera ouvert courant 2010 et les joueurs seront confrontés aux vrais sites de jeu en ligne du groupe Partouche et à ceux qui exploitent le nom comme Casino770 et Poker770. Aujourd’hui, les sites de jeux en ligne du groupe Partouche (le vrai) sont en ligne bien que la France n’autorise pas ce type de sites. Patrick Partouche se protège en arguant que des centaines de sites domiciliées dans des pays européens tels que Malte ou Gibraltar font la promotion de leurs sites sans se soucier des lois du gouvernement français. Patrick Partouche est disposé à fermer ses sites si tous les autres sites de jeux en ligne de ces pays ferment également. Ce qui est impensable.
Les sites de casinos en ligne du groupe Partouche devrait faire un tabac en 2010 sur internet et non pas dans les casinos terrestre puisque les casinos en durs sont non fumeurs.
Qui veut gagner des millions au poker? la pokermania gagne internet
jan 4th
Après la télé, la pokermania gagne internet. Une aubaine pour les joueurs amateurs qui peuvent espérer rafler la mise via les cyber compétitions et de juteux tournois. Petit rappel des règles avant de faire vos jeux.
Du poker à la télé française? Sauf dans les westerns où les cow-boys tapent le carton au saloon et les films de gangsters où les mafiosi fument de gros cigares, on n’avait jamais vu… jusqu’en février 2005. A cette date, Canal Plus décide de retransmettre le World Poker Tour, des parties où s’affrontent dans le monde entier des joueurs professionnels. L’homme à l’origine de ce coup de poker s’appelle… Patrick Bruel. En 2004, il achète les droits de retransmission de la compétition.
Il fait la tournée des chaînes de télé françaises pour proposer son émission sportive car, pour Bruel, le poker n’est pas un simple jeu : «Je considère le poker comme un sport à part entière qui demande beaucoup d’entraînement, de sacrifices et d’apprentissage». Tout le monde a les jetons, sauf Canal Plus qui dit banco. Bruel devient coproducteur de l’émission et en assure les commentaires. Il faut dire qu’il sait de quoi il parle. Joueur très expérimenté, il a en 1998 gagné l’un des trente tournois majeurs organisés aux Etats-Unis, exploit que seuls deux Français avaient réussi avant lui. Et Canal Plus ne regrette pas d’avoir misé sur lui. Les audiences flambent. Diffusé en général le vendredi soir, le World Poker Tour attire près de 450000 abonnés! Fort de ce succès Patrick Bruel a commercialisé «Poker Coach», un DVD où il prodigue ses conseils éclairés.
Impressionnées par la réussite de Canal Plus, d’autres chaînes ont décidé de s’asseoir à la table de jeu. Eurosport et RTL9 diffusent régulièrement des tournois de poker.
Quant à Paris Première, elle choisit de décliner le concept en version people. Elle invite des personnalités du show biz à se frotter à des pro, une sorte de «poker célébrités». L’émission s’appelle le Tournoi des as. En 2006, c’est Enrico Macias qui a gagné. En 2007, en finale, présentée par Estelle Denis (la compagne de Raymond Domenech, sélectionneur de France de football), on retrouvait l’humoriste Bruno Salomon, Omar (le comparse de Fred sur Canal Plus), Laurent Baffie ou encore l’animatrice Virginie Efira. Mais ils ont été battus par un pro, Ian Boubli, un ancien dentiste qui préfère le poker à la roulette. Selon les responsables de Paris Première, le poker double le taux d’audience.
Direct 8, une chaîne de la TNT qui appartient au groupe Bolloré, a décidé de tenter sa chance. Depuis janvier 2007, elle propose «Direct Poker», une compétition qui met aux prises des joueurs amateurs sélectionnés via internet, avec à la clé un gain de 25000€. Elle est présentée par Patrice Laffont, qui après des «Chiffres et des lettres» se recycle sur tapis vert.
Bientôt au casino
Touché par la pokermania, le géant TF1 a également décidé de jouer sa carte. Un projet a été conçu en partenariat avec le casinotier Partouche. Les règles en sont simples: des tournois, ouverts à 4800 joueurs amateurs, sont organisés dans huit casinos du groupe Partouche. Les meilleurs se retrouvent pour une finale disputée au Palm Beach à Cannes et retransmise sur TF1 à une heure de grande audience, avec des commentaires assurés par Benjamin Castaldi. Mais, pour l’instant, l’opération est suspendue à un décret d’application: bien que des expériences aient été faites à Aix-en-Provence ou à Deauville, les parties de poker ne sont toujours pas officiellement autorisées dans les casinos.
Du côté de TF1 et Partouche, on attend donc que l’Etat donne son agrément.
Car, attention, le poker étant un jeu d’argent, jouer sans autorisation peut coûter cher. Le 7 décembre 2006 à Toulouse, des policiers de la sous-direction des courses et jeux des Renseignements généraux ont fait une descente dans un club de bridge qui abritait des parties de poker. Si les 110 joueurs ont été laissés en liberté, en revanche les trois responsables ont été écroués et mis en examen pour «tenue d’une maison de jeux de hasard» et «blanchiment d’argent».
Tournois ouverts aux amateurs
Pourquoi le poker fait-il soudain rêver et scotche devant leur écran des millions de téléspectateurs? Parce que les sommes brassées sur le tapis vert sont impressionnantes. Imaginez: à Las Vegas, le vainqueur du dernier World Series of Poker, un vrai championnat du monde, a empoché la bagatelle de 12 millions de dollars, alors que, par exemple, le vainqueur du tournoi de tennis de Roland-Garros reçoit un chèque d’un million d’euros ! Cela étant, les frais d’inscription de 10000$ ont de quoi faire réfléchir!
Mais, pour M. Tout-le-monde, le rêve reste à portée de main, grâce à internet. De nombreux sites consacrés au poker organisent des compétitions, et le vainqueur se voit offrir une invitation pour participer à des tournois fréquentés par les pro. Parfois le miracle se produit. En 2004, sélectionné via internet pour 40$, un certain Chris Moneymaker, comptable le jour et serveur de restaurant le soir, a remporté un tournoi à Las Vegas et empoché 2,5 millions de dollars!
A Monaco, en 2006, c’est un jeune Américain de 19 ans, également sélectionné sur internet, qui a décroché un gros lot de 900000€.
Pour Bruel, dans un entretien au Parisien, c’est toute la magie du poker: «C’est quelque chose qui ne peut pas arriver dans le tennis ou le golf. Ce jeu peut vraiment changer une vie». Ceci explique aussi la complicité qui existe entre les chaînes et les sites internet: les joueurs sont alléchés par les retransmissions télévisées et se précipitent ensuite sur les sites internet pour tenter leur chance, avant de revenir à leur poste pour étudier comment jouent les pro.
Un cercle (de jeux) un peu vicieux.
400 sites pour rafler la mise sur internet, c’est la folie
Près de 400 sites payants proposent de jouer et éventuellement de gagner au Poker, brassant un chiffre d’affaires évalué à 25 milliards d’euros. Or en France, seuls la Française des Jeux et le PMU sont autorisés à exploiter des jeux d’argent sur le Web. Mais comme ces 400 sites sont basés à l’étranger, ils échappent à la loi française.
Une seule chose leur reste interdite: la publicité faite en France, via des annonces dans les journaux ou par le relais de personnalités françaises. Patrick Bruel est bien placé pour le savoir. Jusqu’en décembre 2006, il prêtait son image à un site payant anglais, Winamax. Il a alors été entendu par la police qui l’a questionné sur son rôle exact au sein de cette société. Depuis, toute référence à Bruel a disparu sur Winamax et le chanteur a créé son propre site, www.Wam-poker.com. Bien que les initiales WAM fassent penser à Win A Max (gagner un max, en anglais), ce site est totalement légal, car il est gratuit et ne propose que des conseils.
Les règles du Texas Hold’em
Le Poker, qui se joue avec 52 cartes, propose de nombreuses variantes. La version qui fait actuellement fureur s’appelle le «Texas Hold’em». En voici les règles essentielles.
1. Chaque joueur reçoit deux cartes, cartes secrètes dont il est seul à connaître la valeur.
2. Le Flop: trois cartes communes à tous les joueurs sont étalées sur le tapis.
3. Le Turn: une quatrième carte est retournée.
4. La River: une cinquième carte est révélée.
5. Au final, chaque joueur a 2 cartes privées et 5 cartes communes. Avec ces sept cartes disponibles, il s’agit de former la meilleure combinaison possible de 5 cartes. Bien évidemment à chaque stade de la partie, il y a un tour d’enchères, où le joueur peut miser, relancer (il double la mise et contraint ses adversaires à le suivre) ou se coucher (il abandonne la partie).
Les combinaisons gagnantes
De la plus faible à la plus forte:
- La paire: deux cartes de même valeur
- deux paires: par exemple 2 as et 2 rois
- Le brelan: trois cartes de même valeur
- La quinte ou suite: cinq cartes qui se suivent, quelle que soit leur couleur
- La couleur: cinq cartes de la même couleur (5 trèfle, 5 cœur, 5 carreau ou 5 pique) -le full : un brelan plus une paire -le carré : quatre cartes de même valeur
– La quinte flush: cinq cartes consécutives de la même couleur (trèfle, coeur, carreau ou pique)
- La quinte flush royale: as, roi, dame, valet et dix de la même couleur (trèfle, cœur, carreau ou pique)
Un vrai coup de poker!
Partie imaginaire avec deux joueurs:
1. Chaque joueur reçoit deux cartes personnelles, inconnues de son adversaire. Le joueur A hérite de deux trèfle (le dix et le roi) et le joueur B possède deux as (pique et carreau) en main. Les deux joueurs misent et poursuivent la partie.
2. Le Flop: trois cartes communes sont étalées sur le tapis: le 4 de cœur, l’as de cœur et le valet de trèfle. Pour B, c’est bien parti, il a maintenant une combinaison avec trois as, c’est-à-dire un brelan d’as. Il mise gros, mais A (qui à ce moment ne peut former aucune combinaison ) accepte de suivre: soit pour bluffer, soit parce qu’il a confiance en sa bonne étoile.
3. Le Turn: une quatrième carte est révélée: la dame de trèfle. Pour B, cela ne change rien, il a toujours un brelan d’as. Mais A reprend espoir: il a désormais 4 trèfle qui se suivent (Dix, Valet, Dame, Roi), il peut espérer une couleur ou une quinte flush. Personne ne se couche!
4. La River: cinquième et dernière carte, l’As de trèfle. B jubile, il a réalisé un carré d’As! Mais grâce à cet as, A peut aligner dix, valet, dame, roi et as de trèfle, une quinte flush royale, la combinaison la plus forte. Grâce à ce coup de poker, c’est le joueur A qui gagne la partie, alors que durant les trois premières étapes il n’avait aucune anonce dans son jeu!
Machines a sous, roulette, poker…les dessous des casinos
jan 4th
Machines à sous, roulette, poker… dans les casinos, on peut jouer comme on aime. Mais pour miser intelligemment et augmenter vos chances de faire sauter la banque, nous vous recommandons de lire cet article jusqu’au bout
Le succès des bandits manchots a «plombé» les jeux traditionnels comme la roulette et le black jack. Longtemps, ils ont d’ailleurs fait chambre à part: les machines à sous étaient installées dans des espaces libres, alors que les jeux de table se trouvaient dans des salles dont l’accès nécessitait de payer une taxe, un timbre fiscal de 10€.
* Petites combines et opération triche?
Pour tricher, reste une possibilité théorique qui porte un nom, le «baronnage».
Le filou achète la complicité du croupier. Une fois que la bille est immobilisée, le changeur ferme les yeux et le tricheur en profite pour déplacer ensuite ses jetons sur le numéro gagnant… Mais les croupiers étant surveillés comme le lait sur le feu, c’est mission impossible.
Existe-t-il des entourloupes pour gagner à la roulette? On peut toujours imaginer que sur une roulette mal équilibrée, certains numéros sortent plus souvent que d’autres et qu’un observateur attentif puisse le remarquer… Pour palier ce risque, leur équilibre est vérifié très souvent, et certains casinotiers changent régulièrement l’orientation des tables d’un quart de tour ou encore intervertissent les cylindres des différentes tables, afin qu’un éventuel déséquilibre reste insoupçonnable.
Pour relancer les jeux traditionnels (qui font travailler 3500 croupiers), l’Etat a supprimé cette taxe en 2006. Seule une pièce d’identité est obligatoire pour s’y adonner. Et maintenant, il y a même des zones mixtes qui proposent machines à sous et tables de jeu. Parmi les jeux traditionnels, la roulette demeure la grande vedette.
* Les chances de gagner? 1 sur 37
Pour gagner, reste la bonne étoile… En jouant un seul numéro, vous avez 1 chance sur 37 de gagner (36 numéros plus le zéro).
Gain: 35 fois la mise.
Mais difficile de toucher le jackpot… Il y a en effet des mises maximales, variables selon les casinos.
A Enghien, premier casino de France, pour jouer un seul numéro, la mise est au minimum de 50€, et au maximum de 1500 €, pour un gain éventuel de 52500€. Pas de quoi mettre à sec un casino dont le chiffre d’affaires annuel s’élève à 950 millions d’euros…
Mais ici comme ailleurs, des astuces permettent de contourner la barrière de la mise maximale. Il suffit de jouer cette mise sur un numéro mais aussi sur toutes les combinaisons associées (cheval, carré, sixain, colonne…).
* Il fait sauter la banque
En mai 2008, Mike Ashley a réalisé un coup fumant. En misant le maximum sur un numéro et toutes les combinaisons associées, l’homme d’affaires a fait sauter la banque d’un casino londonien et empoché 1,5 million d’euros!
Le poker
Dans les casinos, un nouveau jeu fait un tabac: le poker. Grâce à… Patrick Bruel. Joueur très expérimenté, il a gagné, en 1998, un tournoi majeur aux Etats-Unis. En 2004, le chanteur décide d’acheter les droits de retransmission d’une compétition américaine, le World Poker Tour. Canal+ dit banco pour la diffuser et Patrick Bruel devient alors coproducteur de l’émission et en assure les commentaires. Le succès est immédiat. Tout le monde veut se mettre à table. Le hic, c’est que le poker est interdit en France.
Qu’à cela ne tienne: une loi du 14 mai 2007 autorise la pratique du Texas Hold’em Poker dans les casinos. Cette forme de poker permet à un croupier (qui ne participe pas à la partie) de distribuer des cartes à des joueurs, qui ne jouent pas contre le casino, mais les uns contre les autres.
Une partie se déroule en cinq étapes:
1. Chaque joueur reçoit du croupier deux cartes, cartes secrètes dont il est seul à connaître lavaleur.
2. Le flop : trois cartes communes à tous les joueurs sont étalées sur la table.
3. Le turn : une quatrième carte est retournée.
4. La river, une cinquième carte, est révélée.
5. Au final, chaque joueur a deux cartes privées et cinq cartes communes.
Avec ces sept cartes disponibles, il s’agit de former la meilleure combinaison possible de cinq cartes. Bien évidemment à chaque étape de la partie, il y a un tour d’enchères, où le joueur peut miser, relancer (il double la mise et contraint ses adversaires à le suivre) ou se coucher (il abandonne la partie).
* Les chances de gagner? Connaître les codes de triche
Aujourd’hui, tous les casinotiers proposent des tournois de Texas Hold’em. Seul inconvénient: le poker étant un jeu où l’on parle, il peut y avoir de la triche… Il suffit qu’à une table de six personnes, quatre joueurs fassent semblant de ne pas se connaître alors qu’ils se sont ligués pour plumer un pigeon… Pour cela, ils communiquent par codes.
Par exemple «Zizou», ça veut dire un 10, car c’est le numéro du maillot de Zidane… Ou American Airlines, initiales AA, signifie une paire d’as…
* Il gagne 1,4 million d’euros
Sur internet, il y a des parties mémorables… En mai 2009, un Américain de 22 ans, Tom Dwan, a gagné en un mois 1,4 million d’euros! Mais attention, pour gagner ce pactole, il a joué 210 parties… pour se refaire: un mois avant, il avait perdu 600000 dollars…
Les bandits manchots
L’an dernier, les 197 casinos autorisés en France ont réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros. Or il faut savoir que 90% de cette manne est générée grâce aux machines à sous! Elles sont partout. Alors qu’en 1989 (date à laquelle elles ont été autorisées), on en dénombrait 2000, il y a en a aujourd’hui 20000! Ce qui veut dire qu’une machine gagne en moyenne 310€ par jour… Malgré cela, à cause de la crise, de l’interdiction de fumer et des jeux sur internet, les machines rapportent moins…
Les casinotiers ont donc lancé des machines à «basse mise»: on peut y jouer 5 centimes, 2 centimes, voire 1 centime d’euro. Avec un petit billet de 10€, vous pouvez donc jouer jusqu’à 1000 parties! Argument publicitaire des casinos: «faire durer le plaisir». Mais est-ce qu’en jouant de si petites sommes, on peut décrocher un très gros jackpot? Faut croire que oui . Dans la combine: le ministère de l’Intérieur!
* Quelles sont les chances de décrocher le gros lot? Chut, c’est un secret!
Les bandits manchots sont en effet des machines électroniques. Et chaque famille de machines est programmée de façon différente. Chacune possède, dans son cerveau informatique, une mémoire qui contient, par exemple, 1 million de combinaisons. Ces combinaisons ressemblent à de petits papiers pliés dans une urne. Quand le joueur lance la machine, une main virtuelle vient piocher dans cette urne et tire un petit papier. S’il y figure une combinaison gagnante, les symboles correspondants viennent s’afficher sur l’écran et les pièces dégringolent…
Or combien y a-t-il de «petits papiers» gagnants?
Seuls le fabricant, le ministère de l’Intérieur (qui homologue les machines) et le casinotier connaissent la programmation des bandits manchots.
* 3 million d’euros gagnés sur une machine à 0,05€
Le 31 mai dernier, au casino d’Annemasse en Haute-Savoie, sur une machine à 5 centimes, une cliente a décroché un jackpot de 3 millions d’euros! Le plus gros lot jamais remporté en Europe sur un appareil de ce type.
