WSOP 2010 à Las Vegas: Bienvenue dans la Mecque du poker
juil 3rd
POKER – Présentation des 41e championnats du monde de la spécialité…
Il ne pourra en rester que neuf… Et ils seront près de 7.000 sur la ligne de départ. Près de 7.000 fondus de poker, professionnels ou non, à s’être inscrits ou à avoir gagné leur place, moyennant un droit d’entrée de 10.000 dollars, pour la 41e édition des championnats du monde de la spécialité. Ils joueront, à partir de lundi, dans un seul but: atteindre la table finale et disputer le titre devant les caméras d’ESPN et tout le gratin du jeu, du 6 au 9 novembre prochain.
>> Le règlement complet du poker Texas Hold’em par ici
Plus que le gros chèque promis au vainqueur (plus de 8,5 millions de dollars l’an passé pour le jeune Américain Joe Cada), c’est après le prestige d’un titre et d’un bracelet de champion du monde qu’ils courront tous.
Car le main event des WSOP (World Series of Poker) de Las Vegas, dont les qualifications se déroulent, comme chaque année, au Rio Hotel, c’est à la fois le plus gros tournoi de l’année mais aussi le mieux doté et le plus difficile à gagner. La Mecque du jeu, «the place to be», pour n’importe quel joueur de Texas Hold’em.
>> Do you speak poker? Le lexique du jeu par là
En novembre dernier, le Français Antoine Saout avait terminé troisième de la précédente édition (sur près de 6.500 inscrits), aux portes du tête-à-tête final. Un petit exploit pour le Frenchie, le premier à réaliser une telle performance.
Chip leader pendant plusieurs heures en table finale, alors qu’il avait débuté la partie short stack (avec le moins de jetons à la table), le Français avait finalement cédé son tapis sur deux mauvais coups. Mais s’était fait un nom.
Et certains, parmi l’important contingent français prévu cette année – entre 200 et 300 joueurs et joueuses – espèrent marcher dans ses traces.
Les Phil Ivey, Gus Hansen, Doyle Brunson et autres légendes du jeu, seront là, parmi des milliers d’autres, pour leur barrer la route. Mais avec l’explosion du jeu en ligne ces deux dernières années, le niveau sera encore dense et les surprises probablement nombreuses. Début de réponse à partir de lundi. source
legalisation du poker en ligne
juin 27th
Le poker en ligne devrait être autorisé dans les tout prochains jours par un décret du ministère de l’Intérieur – publié vraisemblablement mardi au Journal officiel -, trois semaines après l’ouverture effective du marché français aux paris sportifs et hippiques.
Cette autorisation pour le poker avait été repoussée en raison d’une obstruction de Malte dans le cadre des règles européennes. Le gouvernement français avait transmis il y a plus d’un an à la Commission européenne son projet de législation sur les jeux en ligne, puis notifié à Bruxelles les décrets d’application.
Les Etats membres de l’Union européenne disposaient de trois mois pour faire leurs observations, ce que Malte a fait le 27 mai 2010. La France, qui devait répondre dans les trente jours, a depuis donné des explications à Bruxelles mais ne pouvait publier son décret avant.
Malte, l’une des plaques tournantes du marché des jeux en ligne en Europe, conteste une disposition de la loi française sur les jeux d’argent et de hasard en ligne qui oblige les joueurs à s’inscrire auprès d’un opérateur agréé.
Dès la parution du décret « relatif aux catégories des jeux de cercle en ligne », les joueurs français pourront donc s’affronter sur les sites autorisés. L’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a déjà délivré onze licences à des opérateurs français et étrangers pour ces « jeux de cercle » : une première vague le 8 juin (Betclic, Bwin, Everestpoker, PMU, Sajoo, Eurosportbet et Winamax); une seconde vague le 25 juin (Pokerstars, Partypoker, Chilipoker, Partouche).
Selon Francis Merlin, spécialiste de jeux en ligne, le nombre potentiel des joueurs de poker en ligne régulier pourrait s’élever à 1,5 million pour un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2010 et de 500 millions d’euros en 2011.
Le projet de loi des jeux en ligne rend heureux les casinos
avr 13th
Le projet de loi est voté depuis à peine une semaine qu’il fait déjà des heureux, et non des moindre, les casinos. Ceux-là même, qui accusaient les jeux en ligne d’être la cause de leur chiffre d’affaires en baisse, reprennent du poil de la bête. Pourquoi un tel revirement ? Explications.
Les casinos retrouvent le sourire
Depuis l’apparition des jeux en ligne, les casinos « en dur », en opposition à ceux qui se jouent sur internet, ont vu leur chiffre d’affaires chuter considérablement. La diversification de l’offre est évidemment à l’origine de cette baisse d’activité, mais pas seulement car, dans le même temps, le gouvernement augmentait les restrictions pour les clients. Interdiction de fumer et contrôles d’identité obligatoires ont fini de faire fuir les joueurs, pour le plus grand bonheur des opérateurs de jeux en ligne. Et pour couronner le tout, la crise étant passée par là, les seuls joueurs restant dans les casinos ne jouaient plus avec la même ferveur et réduisaient le montant de leurs mises. Le Produit brut de Jeux (PBJ) des 197 casinos français avait ainsi reculé de 9% durant l’année 2008-2009, mettant fin à une longue série d’années glorieuses. Mais cette période néfaste semble révolue. La nouvelle loi sur la libéralisation des jeux en ligne prévoit, en effet, qu’une partie des taxes payée par les opérateurs pourrait leur être bénéfique et indirectement leur parvenir. En attendant, les différents opérateurs doivent faire la queue devant l’ARJEL, afin de recevoir la précieuse licence de jeux, autant dire que dans le milieu la jubilation se fait sentir.
Des bénéfices pour les villes de casinos
La nouvelle loi prévoit que les taxes imposées aux opérateurs de jeux en ligne doivent servir à renflouer les caisses de l’Etat et donc, indirectement, les caisses des communes. En effet, l’Etat a prévu de reverser une partie de l’argent prélevé, aux villes accueillant des hippodromes et/ou possédant des casinos. Selon l’amendement Fasquelle, pas moins de 15 % du prélèvement sur le poker en ligne devrait revenir aux villes de casinos, de la même manière que 15% du PBJ des casinos en dur leur revenait déjà. En France, le chiffre d’affaires des jeux en ligne avoisinera, selon certaines estimations, les 800 millions d’euros cette année, de quoi renflouer les caisses de l’Etat et mettre du baume au cœur des villes de casinos et de courses hippiques. Des villes qui investiront ainsi davantage dans le tourisme et donc dans les casinos eux-mêmes, véritables locomotives touristique. Ainsi, chacune mettra les moyens nécessaires en communication et en promotion pour remplir à nouveau son ou ses casinos. Selon Daniel Fasquelle, à l’origine de la mesure, « Les villes qui ont un casino sont les locomotives de l’économie touristique nationale. […] L’office de tourisme mais aussi l’ensemble des équipements sportifs et culturels de la ville vivent de ce budget ». Sans oublier qu’un casino représente à lui seul des centaines d’emplois.
Cependant la concurrence pour les casinos reste rude, notamment à l’étranger. La prochaine étape est maintenant Bruxelles, afin de sensibiliser tous les pays de l’Union Européenne à cette problématique, tout en tenant compte bien sûr des spécificités régionales et de la concurrence des pays voisins. Un challenge difficile à relever.
Le grand opérateur de jeux Full Tilt Poker est sous l’œil attentif de la justice américaine.
avr 7th

Play Online Poker
La loi UIGEA (Unlawful Internet Gambling Enforcement Act) de 2006 interdit les jeux d’argent en ligne dans certains Etats des USA. Malgré cela, Full Tilt Poker ne s’est pas retiré du marché et continue son activité aux Etats-Unis.
Selon le journal anglais « Financial Times », la salle de poker serait sous investigation par le Grand Jury de Manhattan. L’investigation aurait débuté car le site blanchirait de l’argent et ne respecterait pas les lois de jeux d’argent en ligne. En 2009, un avocat avait dénoncé la salle de poker à cause du non respect des lois de l’Etat de Californie qui interdit les jeux d’argent en ligne et pour « pratiques professionnelles douteuses ». De plus, la même année, le Département de Justice remboursa plus de 30 millions de dollars aux joueurs de Full Tilt Poker et son concurrent PokerStars pour causes de blanchiment d’argent. Le Grand Jury a été attiré par ces faits et a donc décidé d’entreprendre une investigation. Selon l’avocat des dirigeants de Full Tilt Poker, ces derniers ne seraient pas au courant de l’investigation. Le siège du site est basé sur l’île anglo-normande d’Aurigny et certains accusent de blanchiment les joueurs les plus connus comme Chris Ferguson puisqu’ils ont des intérêts financiers énormes avec leur site.
On se souvient aussi des rumeurs qui foisonnaient sur la toile en disant que des agents du FBI s’étaient rendus chez les joueurs eux-mêmes dans l’état de Washington.
Une des raisons de la régulation en France
Une des missions de la loi française votée mardi 6 avril 2010 et permettant de réguler les sites de poker est justement d’obtenir de leur par une réelle transparence quant aux transactions d’argent, afin de savoir d’où vient l’argent et où il va. Tout cela pour permettre aux comptes des joueurs d’être plus sécurisés… Et à l’Etat de remporter un paquet d’argent sur les mises, ce qui est prévu dans le texte.
Le problème avec Full Tilt est que les retombées d’une affaire comme celle-ci peuvent être dramatiques puisque plus de 16 400 tables sont jouées chaque semaine en moyenne en argent réel.
Jeux en ligne: le projet de loi adopté
avr 7th
Le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent et de hasard sur Internet, objet d’échanges particulièrement acerbes entre la majorité et la gauche depuis le 30 mars, a été adopté définitivement aujourd’hui par les députés à l’occasion d’un vote solennel.
Ce texte, très attendu des opérateurs en ligne, remet en cause le monopole traditionnel de la Française des jeux, du PMU et des casinos en légalisant le poker, les paris sportifs et les paris hippiques sur Internet. Il a été adopté par 299 voix pour et 223 contre. Voté en première lecture par l’Assemblée le 13 octobre, il avait été adopté par le Sénat le 24 février. La majorité ayant repoussé les quelque 200 amendements de la gauche sans en déposer aucun, le texte a été voté dans les mêmes termes qu’au Sénat et ne retournera donc pas au Palais du Luxembourg.
Soucieux de voir le dispositif mis en place avant la Coupe du monde de football, qui débute le 11 juin, le gouvernement avait décidé d’avancer au pas de charge sur ce projet de loi. L’examen du texte s’est étalé sur sept séances, entraînant au passage l’interruption sine die des débats sur la réforme du crédit à la consommation, qui avaient eux débuté le 24 mars.
Obtenir l’accord de Bruxelles
Cependant, après ce vote, le gouvernement doit encore obtenir le feu vert de l’Union européenne, puis l’accord du Conseil d’Etat sur les décrets d’application, voire celui du Conseil constitutionnel s’il était saisi par l’opposition.
Face à une majorité désireuse de proposer aussi vite que possible une offre légale et réglementée, l’opposition a dénoncé avec force au cours du débat un « cadeau » fait à une poignée d’opérateurs, présents pour la plupart lors de la « nuit du Fouquet’s », qui avait suivi l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.
Avec cette loi, le gouvernement ambitionne d’encadrer les jeux en ligne, actuellement illégaux. Le texte crée pour cela une Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), chargée d’attribuer des licences aux opérateurs de jeux sur Internet. En contrepartie de cette licence de cinq ans renouvelables, les sites devront respecter un cahier des charges précis. En outre, les sanctions contre les sites illégaux sont durcies: l’organisation illégale de jeux sur Internet est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.
Jouer au poker en ligne sur everest poker et remportez un package Hamburg Poker Masters 2010
mar 18th
Everest offre à ses joueurs des packages de 4 000 $ pour le fameux tournoi en Allemagne, le Hamburg Poker Masters 2010, dont le prize pool s’est élevé à plus de 300 000 euros l’année dernière.
Les prochaines Entrées directes se dérouleront les mardis 23 et 30 mars et vous pouvez y participer avec un pass step 5 (336$+24).
Offrez vous la chance de jouer au poker dans la charmante ville d’Hambourg, de vous promener autour du lac Alster ou encore de tester le restaurant favori des joueurs de football allemands au casino Esplanade et de peut être remporter une part considérable du prize pool de ce célèbre tournoi en Allemagne.
Ce que les joueurs de poker en ligne vont perdre avec la nouvelle loi
mar 4th
Offre réduite, moins d’argent à gagner, des comptes à recréer… Dans le débat en cours sur la loi relative aux jeux d’argent en ligne, une voix est peu audible. Celle des joueurs de poker, habitués des sites illégaux, qui seront les grands perdants de la nouvelle législation.
Le Sénat a adopté la semaine dernière en première lecture le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne. Cette loi vise à réguler le marché des paris sportifs et du poker sur Internet, en instaurant notamment une autorité chargée de distribuer des licences d’exploitation aux nouveaux opérateurs de jeu. A l’heure actuelle, ce marché fait l’objet d’un monopole en France, accordé au PMU pour les paris hippiques, et à la Française des Jeux pour les jeux de hasard. Le poker, lui, n’est pas censé se jouer en dehors des casinos et des cercles autorisés. Pourtant, les Français seraient plus de 500.000 à jouer de l’argent au poker sur Internet, chaque mois. Un marché de 300 millions d’euros par an.
L’entrée en vigueur de la loi, que le ministre du Budget Eric Woerth espère voir venir avant l’été, est très attendue par les opérateurs de jeu en ligne, qui y voient un énorme marché. Ce n’est pas le cas de ces centaines de milliers de joueurs de poker, pour lesquels elle pourrait se transformer en cauchemar.
Plus de taxes
Les opérateurs qui disposeront d’un agrément en France seront logiquement soumis à la fiscalité française. Le projet de loi prévoit, pour le poker, un prélèvement de 2% plafonné à 1 euro par donne. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40%. Nous en prendrons en charge une partie en diminuant nos marges, mais malgré cela l’offre sera forcément plus chère pour les joueurs », explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 11,7 millions de dollars en 2009, et qui brigue l’agrément en France.
A ce compte là, Michaël, un habitué du poker sur Internet, a fait ses calculs. « Aujourd’hui, je suis gagnant sur le long terme. Sur la base d’un gain équivalent à un salaire et demi par an, avec les nouveaux prélèvements, je ne gagnerai plus rien. Ces prélèvements atteignent vite des sommes énormes lorsque l’on joue en multi-table. » Ainsi, la proportion de joueurs gagnants devrait selon lui diminuer considérablement.
Moins de choix
Une disposition du projet de loi prévoit que les joueurs français ne puissent pas jouer sur l’adresse en « .com » du site qui obtient un agrément français. Inversement, les clients du « .com » ne pourront pas se connecter sur le « .fr ». Quant aux sites qui ne possèdent pas d’agrément et qui s’adresseraient au marché français, ils sont susceptibles d’être bloqués sur une requête adressée au juge. Concrètement, les joueurs français ne pourront plus jouer contre des étrangers. Le principal point noir de la loi; pour Alexandre Dreyfus. « Cela réduit le choix de jeu et la possibilité de faire des tournois. C’est l’intérêt économique de la Française des Jeux qui a été privilégié au détriment de celui des joueurs. » Outre les tournois, cette disposition va également pénaliser les variantes de jeu les moins populaires. « Sur d’autres styles de jeu que le Texas Hold’em, il n’y aura plus personne! », déplore Michaël.
Pour pallier ce problème, certains opérateurs proposent que l’Arjel passe des accords avec ses homologues européens pour permettre aux sites disposant de plusieurs agréments dans différents pays, d’être autorisés à faire jouer ensemble leurs membres résidant dans ces pays.
Bonus fidélité : retour à la case départ
Le projet de loi impose également aux acteurs ayant eu une activité d’opérateur de jeux ou de paris en ligne à destination de joueurs résidant en France préalablement à la promulgation de la loi, une remise à zéro des comptes de ces joueurs. Salué par le PMU, la Française des Jeux ou encore France Pari, ce point fait bondir les concurrents, qui devront clôturer tous les comptes sans pouvoir les réinscrire automatiquement une fois l’agrément obtenu. Pour les joueurs, cela signifie qu’il faudra retirer tout l’argent disponible sur leur compte, entrer à nouveau toutes leurs informations personnelles pour se réinscrire, que tous les points de fidélité (sorte de miles accumulés en fonction du niveau d’activité sur le site, échangeables en cadeaux) non utilisés seront perdus, et les bonus d’ancienneté aussi… Mieux vaut y penser avant et tous les dépenser, ce que prévoit de faire Michaël, qui hésite encore entre un écran LCD et un reflex numérique.
Pour les opérateurs, cela s’annonce comme un casse-tête. « Seuls quelques milliers de joueurs français jouent de l’argent chez nous, ce qui représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. Nous serons donc moins touchés que d’autres opérateurs. C’est pourquoi nous n’essaierons pas par tous les moyens de retenir ces joueurs, et préférons mettre l’accent sur notre partenariat avec Free pour recruter des joueurs. » Pour d’autres sites comme Winamax, très présents en France, le risque est grand de perdre des abonnés au profit de la concurrence. D’autant plus que la majorité des joueurs de poker joue habituellement sur deux ou trois sites différents, indique le patron de Chilipoker.
adopté par le Sénat le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne
mar 3rd
Les sénateurs ont adopté le 24 février en première lecture le projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux en ligne. Le texte vise à contrôler ce secteur grâce à l’Autorité Indépendante de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), chargée de délivrer les agréments.
Après avoir été voté en première lecture par l’Assemblée Nationale en octobre dernier, le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence a été adopté par les sénateurs à 181 voix contre 140 (majorité UMP et Union Centriste a voté pour; PS, PCF et Verts contre).
Le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne a été transmis à l’Assemblée nationale le 25 février et il sera soumis à une deuxième lecture le 30 mars 2010.
Jeux d’argent sur Internet : les unions se forment
fév 16th
Betclic, Bwin et Unibet créent une association pour défendre la libre ouverture du marché des paris en ligne.
Même entre concurrents, l’union fait la force. Les trois plus importants challengers du PMU et de la Française des Jeux, Betclic, Bwin et Unibet, ont annoncé hier qu’ils alliaient leurs forces, en créant l’Association des opérateurs de jeux en ligne internationaux (Ajeli). Le timing est clé : les sénateurs examineront la semaine prochaine le projet de loi libéralisant les jeux d’argent sur Internet. « L’idée a été lancée en novembre, confie au Figaro Isabelle Parize, présidente de l’association et directrice générale de Mangas Gaming, propriétaire de Betclic. La Française des jeux et le PMU ont forcément une voix très sonore en France. Betclic, Bwin et Unibet sont trois acteurs majeurs en Europe, 100 % Internet et bien que concurrents, nous serons mieux entendus en parlant d’une seule voix pour défendre une ouverture efficace et juste du marché auprès des pouvoirs publics. ». L’association veillera en particulier à ce que les règles de concurrence s’appliquent correctement lors de l’ouverture du marché, où les places seront chères.

Par ailleurs, deux députés-maires de villes de casinos, Etienne Blanc (Divonne, Ain) et Daniel Fasquelle (Le Touquet-Paris-Plage, Pas-de-Calais), ont présenté l’Association des parlementaires et des élus des villes de casinos (Apevica), une union de crise pour faire face au déclin des recettes des casinos. Selon les deux élus, les 197 casinos français implantés dans 182 villes sont ou seront, pour la plupart en grande difficulté. Ils pronostiquent une baisse de 10 % de leur chiffre d’affaires cette année. Les dépenses de fonctionnement de Divonne (7.500 habitants), couvertes il y a dix ans à 80 % par les recettes fiscales du casino, ne sont plus abondées qu’à 22 % par les recettes fiscales du casino. L’ouverture des jeux d’argent sur Internet est un problème qui s’ajoute à la crise quand bien même seul le poker sera autorisé. Le groupe Barrière s’est allié à la Française des Jeux pour lancer une offre commune et organiser des tournois. Mais cela ne règle pas la question de la moindre fréquentation des casinos, qui souffrent d’une image viellie pour beaucoup. « Les casinos, dit Etienne Blanc, vont devoir changer d’image et redevenir des lieux d’exception ». Le temps presse.
