Un homme remporte plus de 600 000 € au casino

Un homme a décroché vendredi à 15 h 15 précises sur une des machines à sous du casino de La Grande Motte 617 290 € . Un vrai jackpot. Pour une mise initiale de 2,5 €.

Cet homme d’une cinquantaine d’années, qui souhaite se faire discret, n’habite pas la région mais il vient régulièrement jouer à Palavas et à la Grande-Motte.

Il décroche ce que le groupe Partouche appelle le Mégapot. « On a vingt-cinq machines liées entre elles dans tous les casinos du groupe. Et en moyenne, une fois par mois, on fabrique des millionnaires », résume Stéphane Vosgiens, le directeur des machines à sous de la Grande-Motte , ravi de voir son établissement sous le feu de l’actualité.

Les licences devraient être attribuées aux différents opérateurs avant la Coupe du monde de Football le 11 juin prochain

La loi « relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne » a été promulguée jeudi au Journal officiel (JO). Le dernier verrou qui aurait pu gêner l’application de la loi, le contrôle de Constitutionnalité, a sauté mercredi. Le nouveau dispositif devrait permettre l’ouverture effective du marché français des jeux en ligne juste à temps pour la Coupe du monde de football, qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet. Jusqu’à présent, seuls la Française des Jeux (FDJ) et le PMU étaient autorisés à proposer aux joueurs des paris sportifs ou hippiques en ligne. A présent, de nombreux acteurs seront candidats à une ou plusieurs licences, qui devraient donc être accordées avant le début du mondial de football.
Il fallait faire vite

La Commission européenne pressait depuis plusieurs années la France pour qu’elle ouvre son marché des paris en ligne. Mais la libéralisation du marché avant la Coupe du monde, événement où des millions de paris seront pris à travers le monde n’allait pas de soi, faute de temps et vu le planning serré dont disposait la majorité. Le gouvernement a souhaité accélérer la manoeuvre en envoyant des décrets d’application à Bruxelles dès le mois de mars, avant même le vote final de la loi au Parlement français. Et pour aller encore plus vite, la majorité a fait en sorte de faire taire les voix discordantes dans la majorité et de voter le texte sans amendements. L’enjeu : Un marché évalué à deux à trois milliards d’euros par an, dont un bon tiers pour le poker.
Un marché gigantesque
En moyenne les Français parient 60 millions d’euros par jour. Une somme répartie entre les caisses du PMU, de la FDJ et des casinos. L’équivalent d’un airbus A320… Le marché du jeu en France brasse une quantité d’argent, en hausse constante depuis le début de la crise. La manne publicitaire mise en oeuvre avec la nouvelle loi devrait également être élevée. Le montant de 600 à 750 millions d’euros d’investissements publicitaires a été annoncé par Jean-Emmanuel Casalta, directeur général du cabinet NPA Conseil. Un montant que les opérateurs n’hésiteront pas à mettre sur la table pour attirer les joueurs sur leurs sites. La concurrence entre les opérateurs s’annonce déjà féroce.
Comment ça va se passer
La loi met sur pied une autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), dont le président est Jean-François Vilotte. Il sera accompagné d’un collège de sept membre, dont l’ancien ministre des sports Guy Drut. Cette autorité sera chargée d’attribuer des licences de cinq ans aux différents opérateurs. Ces opérateurs, qui sont actuellement une trentaine, viendront de milieux différents tels que les groupes de casinos français (Barrière, Partouche, Tranchant, Joa), les opérateurs internationaux de jeux et de paris en ligne (Bwin, BetClic, Unibet…) ou encore les acteurs historiques, PMU et FDJ. Les opérateurs s’engagent à coopérer avec les autorités françaises dans l’interdictions aux mineurs et dans des actions sociales telles que la réaffectation d’une partie des sommes dans la lutte contre les addictions.
Ceux qui y gagnent
De nombreux nouveaux opérateurs aiguisent leurs couteaux. Alain Weill (Next Radio), Xavier Niel (fondateur de Free) ou encore Martin Bouygues: ils sont nombreux à vouloir leur part du gâteau comme le montre notre diaporama. Chacun tente de son côté de nouer des alliances pour se renforcer dans la future bataille de la concurrence. Les candidats étrangers à la licence, Bewin, Betclic et Unibet se sont par exemple rassemblés au sein d’une association pour peser davantage devant la commission d’attribution des licences. Aucun ne veut passer à côté de ce marché juteux, comme en témoigne notre enquête sur les candidats à la licence. Quant aux opérateurs « historiques », ils ne comptent pas se laisser marcher sur les pieds. La Française des jeux et le PMU ont déjà conclu de nombreux accords avec des opérateurs privés pour se renforcer. La FDJ a déjà affirmé ses ambitions. Elle souhaite devenir « l’acteur français de référence pour le poker » en ligne. Le deuxième groupe de loterie au monde, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2009, a récemment signé un partenariat exclusif avec Orange sur trois ans. Le PMU ambitionne quant à lui d’être le premier ou le deuxième sur le marché des jeux en ligne dès la première année de libéralisation.
Ceux qui y perdent
Les propriétaires des sites de poker en ligne et leurs joueurs vont devoir payer plus. Environ 500.000 personnes jouent de l’argent au poker sur Internet chaque mois sur des sites illégaux. Un marché de 300 millions d’euros par an qui va êter plus fortement taxé lorsqu’il passera sous la loi française. « Aujourd’hui, nous prélevons 3% du pot, plafonné à 3 dollars par main. Le prélèvement de l’Etat va rajouter un surcoût de 40% » explique Alexandre Dreyfus, fondateur et patron de Chilipoker, société de 35 personnes basée à Malte, qui postule pour obtenir l’agrément. Sans parler de l’obligation de clôture et de réouverture de comptes, nécéssaire pour repartir sur une concurrence loyale avec les autres opérateurs, qui risque de provoquer la désaffection d’une partie du public. L’Etat quant à lui verra certes les rentrées fiscales augmenter, mais il pourrait être victime d’un effet pervers dû aux conditions mêmes dans lesquelles va se faire la légalisation des sites de jeux en ligne. Selon une étude réalisée par Francis Merlin, délégué général du Salon des jeux en ligne qui se tiendra à Monaco du 11 au 13 octobre, 2.700 sites illégaux de jeux en ligne pourraient fonctionner en France après l’ouverture en juin du marché à la concurrence. En cause : les contraintes fiscales et réglementaires, jugées trop lourdes, ainsi que l’interdiction de certains jeux. L’étude estime à 450 millions d’euros le montant de la perte de chiffre d’affaires du marché français liée aux sites illégaux en 2011, et à 34 millions d’euros la perte des recettes fiscales. Enfin les joueurs feront probablement partie des perdants de cette nouvelle loi. Car le taux de redistribution des gains (85%) sera moins élevé qu’actuellement (92%). Ils gagneront donc moins d’argent. Et les phénomènes d’addiction que peut soulever la hausse des offres de jeux sur la toile ne seront pas évités.

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rien ne justifie la création d’un droit sur les paris sportifs pour les clubs

bwin, leader européen des paris sportifs en ligne, se félicite de la décision de la Cour d’appel de Paris du 2 avril 2010 confirmant le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris du 17 juin 2008 qui établissait que les sociétés de paris sportifs en ligne ne violent en aucun cas les droits du club de football Paris Saint Germain.

La Cour d’appel de Paris confirme notamment que la simple citation du nom d’une équipe sportive support d’un pari est parfaitement admise dès lors qu’il s’agit d’une indication nécessaire à l’activité de paris en ligne.

En l’espèce, le fait d’utiliser, sur le site Internet de bwin, le sigle « PSG » y sert à désigner l’équipe de football afin de permettre à l’internaute de parier et ne constitue donc en rien un acte de contrefaçon ni de parasitisme commercial.

En déboutant la société Paris Saint Germain de toutes ses demandes, à l’instar du Tribunal de Grande Instance, la Cour d’appel de Paris établit clairement que les droits de propriété ne sont pas opposables aux opérateurs de paris sportifs en ligne.

Pour Antonio Costanzo, CEO France de bwin : « Cet arrêt confirme que rien ne justifie la création d’un « droit au pari« , tel que prévu par l’article 52 du projet de loi relatif à l’ouverture du marché des jeux et des paris sportifs en ligne. Or, la reconnaissance d’un tel droit risque d’être très préjudiciable aux petites fédérations sportives dans la mesure où il concentrera les ressources sur les fédérations les plus importantes avec lesquelles les opérateurs auront intérêt à négocier. En tant que partenaires naturels des clubs et des organisateurs d’événements sportifs, nous continuons de considérer qu’un système de « retour » à la filière sportive via la fiscalité serait seul de nature à garantir une redistribution réellement équitable des revenus issus de l’ouverture du marché ».

Les casinos français déboutés de leur action contre les « cybercasinos »

Une centaine de casinos français, qui avaient cité quatre sites de jeu en ligne pour « concurrence illégale » devant le tribunal correctionnel de Paris, ont été déboutés mercredi pour « absence de préjudice direct » par la 11e chambre.

Les sociétés contrôlant les sites Bwin, Unibet, Sportingbet et 888 et quatre de leurs dirigeants avaient été cités par trois grands groupes (Barrière, Tranchant et Joagroupe) représentant 104 des 197 casinos français en « dur » et par le syndicat Casinos de France. Dans son jugement, la 11e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Annie-Claude Selvi, a estimé irrecevables les constitutions de partie civile et débouté les plaignants pour « absence de préjudice direct ». Georges Tranchant, l’un des plaignants, créateur du groupe de casinos (16) éponyme, a annoncé à l’AFP son intention de faire appel. Me Olivier Gutkes, l’un des avocats de Bwin, a salué « un jugement en droit et un excellent jugement ». Trois grands groupes de casinotiers (Barrière, Tranchant et Joagroupe) représentant 104 des 197 casinos français en « dur » et le syndicat Casinos de France avaient mis en cause, lors des audiences des 8 et 9 février, l’activité de ces sites étrangers qui proposent illégalement machines à sous, black-jack, roulette ou poker en ligne à des dizaines de milliers de clients français. Ce jugement intervient à moins de deux mois de l’ouverture à la concurrence du marché français des jeux en ligne (paris hippiques et sportifs, poker). Le projet de loi a été adopté par le Parlement début avril, mais le PS a saisi mardi le Conseil constitutionnel qui dispose d’un mois pour se prononcer.

Le projet de loi des jeux en ligne rend heureux les casinos

Le projet de loi est voté depuis à peine une semaine qu’il fait déjà des heureux, et non des moindre, les casinos. Ceux-là même, qui accusaient les jeux en ligne d’être la cause de leur chiffre d’affaires en baisse, reprennent du poil de la bête. Pourquoi un tel revirement ? Explications.

Les casinos retrouvent le sourire
Depuis l’apparition des jeux en ligne, les casinos « en dur », en opposition à ceux qui se jouent sur internet, ont vu leur chiffre d’affaires chuter considérablement. La diversification de l’offre est évidemment à l’origine de cette baisse d’activité, mais pas seulement car, dans le même temps, le gouvernement augmentait les restrictions pour les clients. Interdiction de fumer et contrôles d’identité obligatoires ont fini de faire fuir les joueurs, pour le plus grand bonheur des opérateurs de jeux en ligne. Et pour couronner le tout, la crise étant passée par là, les seuls joueurs restant dans les casinos ne jouaient plus avec la même ferveur et réduisaient le montant de leurs mises. Le Produit brut de Jeux (PBJ) des 197 casinos français avait ainsi reculé de 9% durant l’année 2008-2009, mettant fin à une longue série d’années glorieuses. Mais cette période néfaste semble révolue. La nouvelle loi sur la libéralisation des jeux en ligne prévoit, en effet, qu’une partie des taxes payée par les opérateurs pourrait leur être bénéfique et indirectement leur parvenir. En attendant, les différents opérateurs doivent faire la queue devant l’ARJEL, afin de recevoir la précieuse licence de jeux, autant dire que dans le milieu la jubilation se fait sentir.

Des bénéfices pour les villes de casinos
La nouvelle loi prévoit que les taxes imposées aux opérateurs de jeux en ligne doivent servir à renflouer les caisses de l’Etat et donc, indirectement, les caisses des communes. En effet, l’Etat a prévu de reverser une partie de l’argent prélevé, aux villes accueillant des hippodromes et/ou possédant des casinos. Selon l’amendement Fasquelle, pas moins de 15 % du prélèvement sur le poker en ligne devrait revenir aux villes de casinos, de la même manière que 15% du PBJ des casinos en dur leur revenait déjà. En France, le chiffre d’affaires des jeux en ligne avoisinera, selon certaines estimations, les 800 millions d’euros cette année, de quoi renflouer les caisses de l’Etat et mettre du baume au cœur des villes de casinos et de courses hippiques. Des villes qui investiront ainsi davantage dans le tourisme et donc dans les casinos eux-mêmes, véritables locomotives touristique. Ainsi, chacune mettra les moyens nécessaires en communication et en promotion pour remplir à nouveau son ou ses casinos. Selon Daniel Fasquelle, à l’origine de la mesure, « Les villes qui ont un casino sont les locomotives de l’économie touristique nationale. […] L’office de tourisme mais aussi l’ensemble des équipements sportifs et culturels de la ville vivent de ce budget ». Sans oublier qu’un casino représente à lui seul des centaines d’emplois.

Cependant la concurrence pour les casinos reste rude, notamment à l’étranger. La prochaine étape est maintenant Bruxelles, afin de sensibiliser tous les pays de l’Union Européenne à cette problématique, tout en tenant compte bien sûr des spécificités régionales et de la concurrence des pays voisins. Un challenge difficile à relever.

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canal + se lance dans le poker et les paris en ligne

Les jeux en ligne font décidemment saliver les chaînes privées… Après TF1 et M6, le Groupe Canal+ et Ladbrokes plc annoncent la création d’une joint-venture dans le but de lancer un service de paris sportifs et de jeux en ligne sur le marché français.

La société née de cette joint-venture (JV) proposera aux joueurs français une gamme complète d’offres de jeux et de paris couvrant notamment le sport et le poker. La JV fera une demande d’autorisation d’opérer sur le marché français dans le cadre de la nouvelle loi sur l’ouverture et à la régulation des jeux en ligne.

Le lancement du nouveau service est actuellement prévu courant 2010, mais reste soumis aux contraintes réglementaires.

La société sera co-détenue à 50/50 par le Groupe Canal+ et Ladbrokes qui apportera son expérience dans les jeux et paris et les services associés ainsi que son savoir-faire technique. De son côté, le Groupe Canal+ apportera ses contenus, sa marque et des clients potentiels ainsi que sa connaissance du marché français.

Bertrand Meheut, président du Groupe Canal+, a déclaré : « Ladbrokes est un des leaders mondiaux dans les paris sportifs avec un savoir-faire unanimement reconnu dans son secteur. Nous nous réjouissons de pouvoir créer une activité leader de jeux et de paris sportifs en France en association avec Ladbrokes. »

John O’Reilly, Directeur Exécutif des Jeux et Paris à distance de Ladbrokes, a déclaré : «Canal+ est une marque de référence dans le sport en France. Nous pensons qu’avec le temps et le développement du marché nous pourrons développer une activité forte en France. »

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Retour sur un vote houleux sur les paris en ligne

Video reportage sur le sarkozysme et les paris sportifs bientôt autorisés